Jacques Cresta (PS), député.

Jacques Cresta (PS), député des P-O et vice-président de la Région Languedoc-Roussillon, se félicite de la décision prise le 5 avril dernier par la banque OSEO d’ouvrir le préfinancement du Crédit Impôt Compétitivité et Emploi (CICE) aux TPE.

En effet le député, alerté par l’UPA et sa présidente Cathy Lair, sur l’exclusion des TPE au préfinancement mise en place par la banque OSEO et qui devront se tourner vers les banques dites « classiques », ce qui concerne la très grande majorité des entreprises de notre département.
Le député a relayé cette inquiétude dans une question écrite parue au journal officiel le 23 mars dernier en direction du ministre de l’économie et des finances :
« M. Jacques Cresta attire l’attention … sur la difficulté pour les très petites entreprises (TPE) à pouvoir bénéficier des avantages du crédit impôt compétitivité emploi (CICE). Le CICE, mesure forte mis en place par le Gouvernement, permet aux entreprises d’avoir un apport en trésorerie par anticipation. Ainsi les PME pourront solliciter le préfinancement de leur crédit d’impôt compétitivité emploi directement auprès de la banque Oséo en cédant leur créance qu’elles ont sur l’État. Oséo une fois que l’administration fiscale aura enregistré la cession de créance, fera l’avance de trésorerie à des conditions qui devraient être plus intéressantes qu’un découvert bancaire. Mais les TPE, dont une grande partie n’est pas éligible au CICE du fait qu’elles n’ont pas de salariés, les autres ayant de faible montant de CICE, devront se tourner vers leurs banques commerciales pour avoir une avance sur trésorerie. Dans le contexte économique que nous connaissons, les banques, libres de leur marge de manœuvre, risquent d’accorder des crédits de trésorerie discrétionnairement et à des conditions moins avantageuses que celles pratiquées par Oséo. Cette disparité de traitement entre les PME et les TPE risque d’amoindrir les effets escomptés du CICE, notamment dans des départements, comme les Pyrénées-Orientales, où la grande majorité des entreprises sont des TPE. Il souhaiterait d’abord savoir si les TPE pourraient avoir accès à Oséo et lui demande ensuite ce que compte mettre en place le Gouvernement afin de s’assurer que les banques commerciales traitent de manière équitable les TPE, comme le fait Oséo vis-à-vis des PME. »
 
Il se félicite que les TPE, par la voie de l’UPA, aient été entendues, en souhaitant maintenant que les entreprises de notre département aient massivement recours à cette aide de 100 millions d’euros, dont notre économie ne peut se passer.