Décidément, Romain Grau, 1er adjoint de la Ville de Perpignan, ne sait pas rester en place…
Politiquement déjà : après avoir été le proche collaborateur des députés socialistes Henri Sicre et Jean Codognès, après avoir été le dauphin du maire centriste de Perpignan Jean-Paul Alduy qui ambitionnait de l’installer douillettement dans le fauteuil de président de l’Agglo Perpignan-Méditerranée… Romain Grau s’apprêterait à fuir l’UDI pour intégrer l’UMP, dans la perspective d’ici quinze mois de diriger l’Assemblée départementale des P-O, en cas de succès électoral bien sûr, nous dit-on.
Mais chez Romain Grau, l’instabilité n’est pas qu’à consonance politique et idéologique, elle rime également avec « métiers » ! L’homme pourrait en effet jeter aux orties sa robe d’avocat pour mieux se consacrer à son nouveau job : Directeur Général de l’entreprise perpignanaise de maintenance aéronautique, EAS.
Dans ces conditions, question : Romain Grau pourra-t-il continuer à occuper les fonctions de 1er adjoint aux côtés du maire de Perpignan ?
Ce matin, dans le journal local, il affirme que oui « car il n’y a aucun conflit d’intérêt »…
Cela ne semble pas être l’avis de certains observateurs politiques locaux… D’autant qu’à partir du mois d’octobre prochain, à la tête d‘EAS, Romain Grau aura fort à faire pour redresser la barre de l’entreprise et garantir l’avenir de quelque 230 salariés.
S’il n’y a pas conflit d’intérêt à proprement parler, il y a pour le moins un doute raisonnable sur une certaine impartialité, surtout depuis que EAS est passé par la case « tribunal de commerce « …