Les aveux de l’échec d’une politique communautariste

contraire aux valeurs de la République

 

Louis Aliot (FN), conseiller régional des Pyrénées-Orientales.

Sous ce titre, Me Louis Aliot, vice-président du Front national (FN), conseiller régional des P-O, tête de liste Bleu Marine sur la ville de Perpignan aux prochaines élections municipales (mars 2014), nous communique avec prière d’insérer :

« J’ai déjà donné mon opinion au sujet de l’interdiction du spectacle de Dieudonné à Perpignan. Cette affaire va couter de l’argent aux perpignanais. (https://www.ouillade.eu/politique/p-o-spectacle-de-dieudonne-louis-aliot-fn-le-maire-de-bordeaux-plus-sage-que-celui-de-perpignan/39534).

Mais l’arrêté du maire portant interdiction de ce spectacle m’amène à plusieurs remarques tant les aveux sur la situation sociale de notre ville par le maire lui-même sont révélatrices et inquiétantes !

Que nous dit le maire, mis à part sa détestation, que nous partageons, du racisme et de l’antisémitisme ?

1 – « Que Perpignan est une ville attachée aux valeurs de fraternité, multiculturelles et multiconfessionnelles, qui font la richesse de sa diversité… »

L’article 1er de notre constitution est sans ambigüité : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. »

Je croyais naïvement que nos élus « républicains » avaient comme boussole la constitution, je m’aperçois qu’ils n’ont en ligne de mire que le souci clientéliste.

Pourtant de nombreux politiques s’accordent à reconnaître l’échec du modèle soutenu par la mairie UMP-UDI de Perpignan. On parle même depuis de lepénisation des esprits et de convergences de vues de nombreux sociologues sur le sujet. La « France creuset », modèle républicain par excellence s’oppose ainsi à la « France mosaïque », d’essence anglo-saxonne qui, en agglomérant des communautés, connaît des affrontements, des discriminations et diverses insécurités. C’est le cas aux Etats-Unis et dans tous les pays qui connaissent des affrontements communautaires.

Monsieur le Maire, qui se dit proche de la droite populaire et de la droite forte, qui soutient Sarkozy en toutes circonstances, a-t-il oublié les propos de son mentor ? : «  Le multiculturalisme est « un échec », a déclaré le président de la République, Nicolas Sarkozy, car, a-t-il dit, « on s’est trop préoccupé de l’identité de celui qui arrivait et pas assez de l’identité du pays qui l’accueillait…Le chef de l’Etat français a ainsi emboîté le pas à la chancelière allemande Angela Merkel et au premier ministre britannique David Cameron qui ont tous deux estimé au cours des dernières semaines que le multiculturalisme était un échec…Nous ne voulons pas d’une société dans laquelle les communautés coexistent les unes à côtés des autres. Si on vient en France, on accepte de se fondre dans une seule communauté, la communauté nationale. Si on n’accepte pas cela, on ne vient pas en France ». (http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/10/97001-20110210FILWWW00731-sarkozy-le-multiculturalisme-un-echec.php

Nous sommes donc en présence d’un opportunisme électoral de type communautariste contraire à nos principes républicains et contraire aussi à sa propre famille de pensée, car on ne peut pas tromper éternellement ses électeurs. Ce qui pose évidemment un problème que je ne manquerai pas de relayer auprès de nos concitoyens.

 

2 – Que le dit spectacle « serait susceptible de raviver les tensions entre communautés, dans une ville déjà confrontée à des émeutes urbaines d’une particulière violence et de nature communautaire » Rien que ça…

Le maire reconnait donc qu’il existe des tensions communautaristes dans notre ville, ce que nous ne cessons de dire et de répéter, sous les insultes de nos adversaires dont l’aveuglement ou le petit calcul politicien menacent aujourd’hui l’équilibre de notre ville. En pratiquant une politique clientéliste communautariste, on ancre les populations dans leurs particularismes ethniques ou religieux, au détriment de l’assimilation au creuset national et sous la pression du nombre on oblige nos concitoyens à s’adapter à cette situation et à subir les revendications communautaristes.

 

3 – « Emeutes » poursuit le maire « qui ont plongé en quelques heures la ville de Perpignan dans un climat insurrectionnel générateur de lourd dégâts et de blessures sociales non cicatrisées ».

Non cicatrisées ? Pourtant, avec tout l’argent public déversé dans les quartiers « difficiles » et les associations communautarisantes et clientélistes, on aurait pu espérer un retour sur investissement ? Et bien non, nos idylles craignent encore des affrontements communautaristes ! Et un spectacle, aussi provocateur soit-il, pourrait mettre le feu aux poudres ? Nous en sommes donc là, à Perpignan, en 2013 ? L’aveu de 30 ans d’erreurs politiques et de violation des valeurs républicaines !

Et que faudra-t-il faire de plus pour calmer tous ces gens prêts à en découdre sur des réflexes communautaires ? S’aplatir en toutes circonstances ? Se confondre en excuses sur de prétendues responsabilités historiques françaises ? Acheter la paix civile comme le font tous les gouvernements depuis les années Mitterrand ? 

Et puis enfin, monsieur le Maire, ce multi-communautarisme auquel vous êtes si attaché, est-il une richesse ou un volcan pour l’instant en sommeil ?

On ne peut pas mettre en garde d’un côté et se féliciter de l’autre des conséquences d’une politique qui conduit inexorablement à ces évènements !

Car c’est votre responsabilité si les communautés ont pris le pas sur la République à Perpignan. Qui ne voit pas qu’au nom de cette politique, Perpignan se divise, se morcelle, se fragmente et qu’un climat de suspicion et d’insécurité générale s’installe devant ces atteintes aux principes républicains ?

Qu’il y ait à Perpignan des gens de toutes origines et de plusieurs religions qui souhaitent vivre paisiblement, me parait être une évidence. Comme est une évidence la permanence de notre identité nationale, enrichie d’une forte identité locale et régionale, vecteur de richesse et d’assimilation à notre civilisation et à notre modèle national.

Mais là n’est pas le problème. Le problème réside dans le fait que des personnes, de plus en plus nombreuses, de plus en plus tournées vers elles-mêmes, refusent au nom du fait communautaire, l’assimilation et veulent vivre chez nous comme ils vivaient chez eux et ceci au mépris de nos valeurs, de notre culture, de nos racines, de notre modèle républicain et de notre laïcité ! Et dans cette contestation, qui de plus en plus prend l’allure de revendications, ils trouvent dans votre politique et dans vos amis des alliés de poids.

Or ce modèle, qui est celui de la soumission et de la peur, est massivement rejeté par nos concitoyens qui veulent une autre politique.

Une politique de sécurité, d’ordre et de respect !

Une politique qui affiche clairement la couleur et qui signifie à celles et ceux qui ne sont pas bien chez nous qu’ils peuvent toujours aller voir ailleurs !

Une politique qui préfère soutenir d’abord les necessiteux de chez nous, quelles que soient leurs origines ou leurs conditions, et qui sont de plus en plus nombreux, plutôt que de chercher à acheter la neutralité d’autres, venus d’ailleurs pour profiter d’un système !

Une politique qui ne joue pas les valeurs de droite pour se faire élire ou réélire et qui une fois en place épouse toutes les ficelles de la gauche !

Enfin une politique au service de l’intérêt général et non des clientèles électorales qui ici, pourrissent le débat public en empêchant les projets utiles pour l’avenir ».