L’association de défense des étrangers, Cimade, nous prie d’insérer :

« La Cimade, association de défense des étrangers, en lien permanent avec les hébergements d’urgence, vient d’être informée de la mise à la rue de plusieurs familles déboutées du droit d’asile d’ici fin juillet : une famille mongole, avec deux enfants de 6 et 7 ans et un bébé de 6 semaines ; une famille tchétchène avec 5 enfants (leur fils aîné, qui vient d’avoir son bac, est dehors depuis le 15 juillet) ; et une famille serbe avec deux jumeaux de 8 ans, dont un gravement malade, et le père atteint d’une forme grave de diabète.

Ces trois familles viennent se rajouter à une vingtaine d’autres familles avec enfants déjà à la rue. L’association Bouge Toit a jusqu’ici réussi à trouver un toit pour une soixantaine de personnes. Mais elle n’est plus en capacité d’absorber le nombre toujours croissant de ces familles abandonnées par les services de l’Etat. Car au-delà d’une prise en compte humanitaire de leur situation, l’article L.342-2-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles fait
obligation de loger les familles « en état de vulnérabilité manifeste » (maladie, enfants en bas âge).

Le RESF, la Cimade, l’Asti et Bouge Toit vont s’adresser à la Préfecture dans ce sens.

Dans l’immédiat, nous appelons à un rassemblement de ces familles devant la Préfecture ce mardi 23 juillet à 11h. Nous demandons à tous ceux qui s’indignent du traitement qu’on leur inflige à venir les soutenir ».