Jean-Paul ALDUY – ancien sénateur-maire de Perpignan, ancien président de l’Agglo Perpignan Méditerranée, ancien conseiller général… – était attablé, ce vendredi 18 décembre 2015, à l’heure du déjeuner, à la table officielle de la sénatrice-présidente du Département des Pyrénées-Orientales, Hermeline MALHERBE (PS), dans le Hall Guy Malé de l’Hôtel du Département.

Chaque année à la même époque, la présidente du Département réunit tous les conseillers généraux, actuels et anciens, pour un repas où la convivialité règne… et les anecdotes fusent, de droite comme de gauche.

Cette tradition a été mise en place par feu Christian BOURQUIN (PS), au lendemain de son élection au perchoir de l’Assemblée départementale, en 1998, après avoir battu le sénateur centriste feu René MARQUèS.

C’est la première que Jean-Paul ALDUY s’essayait à l’exercice. Il y est d’ailleurs apparu très détendu, renouant avec de vieilles connaissances, comme l’écrivain Stéphane BABEY, ancien président départemental des Jeunes UDF des P-O et aujourd’hui Directeur de cabinet adjoint auprès de la présidente socialiste du Département, auquel la gauche locale doit désormais nombre de ses succès électoraux.

Il en est d’ailleurs de même pour Jean-Paul ALDUY (UDI/ Centre) qui a appelé à voter socialiste au second tour des élections régionales, le dimanche 13 décembre 2015, privant sans doute de sa précieuse « voix » l’élection d’une autre vieille connaissance, Fabrice VILLARD, candidat de l’UDI, 3ème sur la liste Les Républicains conduite par Bernard DUPONT, maire de Canet-en-Roussillon…

On le voit, dans les P-O, le « machin centriste à fantasmes faussement politique » fonctionne à merveille, puisqu’il permet à la gauche, à chaque fois, de conforter ses positions électorales… et même de les améliorer. Cela rappelle étrangement l’histoire de ce musicien qui rêvait de jouer du saxo mais qui faute de moyens à du se contenter de la trompette d’un aïeul… Et ce n’est pas du pipo, malgré une carrière politique menée tambour battant, flûte au bec… et désenchantée, au final.