Jacques Coupet, ancien maire de Canet-en-Roussillon de 1971 à 1989, est décédé ce jeudi 24 novembre 2011. Il avait 79 ans.

Né le 9 août 1932 dans sa maison familiale de Perpignan, Jacques Coupet avait été élu maire de Canet-en-Roussillon en 1971, puis réélu en 1977 et 1983, avant d’être battu par sa 1ère adjointe, Mme Arlette Franco, en 1989.

Il avait fait toute sa carrière politique au Parti Radical d’André Rossinot, ancien député-maire de Nancy, dont il fut un fidèle compagnon de route.

Jacques Coupet a bâti le port de Canet-en-Roussillon dans sa configuration actuelle. On lui doit aussi le célèbre Musée du Père-Noël – une idée originale mise en place grâce à l’amicale complicité du collectionneur Jean-Claude Baudot et du publicitaire Jacques Séguéla – que par la suite Mme Franco rebaptisa le Musée du Jouet avant de le laisser disparaître dans l’oubli…

Maire-bâtisseur et entreprenant-entrepreneur (il était alors à la tête d’une solide entreprise familiale de Travaux publics), à la fois farfelu et visionnaire, avant-gardiste, capable de tous les excès par pure provocation, Coupet avait imposé la rime de son patronyme avec Canet…

Il y a eu certes ce fameux Musée du Père-Noël, mais Jacques Coupet ambitionnait d’aller encore plus loin : il voulait faire de sa commune le port de la Principauté d’Andorre ! Il a même réflêchi un temps, dans les années 80, à la mise en place du « métro du Père-Noël » ; une ligne de chemin de fer entre la gare SNCF de Perpignan, l’aéroport de Perpignan-Rivesaltes, Canet-plage et au-delà jusqu’à Saint-Cyprien. Il avait fait d’ailleurs plus qu’y réflêchir puisqu’une étude avait été engagée et menée à terme par la Direction départementale de l’Equipement (DDE) de l’époque. Plusieurs arguments avaient été avancés par le maire de Canet, c’était en 1988, à commencer par l’explosion du nombre de voyageurs de la Compagnie des transports perpignanais (CTP), sur la ligne Perpignan – Canet, durant les trois mois d’été : de 140 000 à l’été 1985 à 260 000 à l’été 1988.

L’HOMMAGE DE MONIQUE GRINARD

Incontestablement, adulé ou rejeté, cité en exemple ou banni, « le Musée du Père-Noël avait positionné Canet, en terme d’image et d’attraction touristique, sur le même plan que le Prieuré de Marcevol, à Arboussols, le Château royal de Collioure ou encore le Château médiéval de Castelnou. En ce sens, cest évident et c’est incontesté, Jacques Coupet a été un grand maire, un maire bâtisseur, un maire au savoir incompréhensible car visionnaire », insiste Mme Monique Grinard, ancienne conseillère générale RPR du canton de la Côte Radieuse (Saint-Cyprien) et de Canet-en-Roussillon. Elle s’était présentée aux élections municipales sur Canet-en-Roussillon, contre lui, en 1983, avait perdu, mais elle a toujours gardé de lui le souvenir « d’un maire qui aimait sa ville ».

Elle a notamment raconté dans sa biographie parue l’année dernière (« Monique Grinard, entre Zeus et la mante religieuse », aux Editions Le Mot de la Fin/ Rivesaltes), au sujet de Jacques Coupet : « On ne peut pas dire que Coupet n’aimait pas Canet. Il a mis de la gaieté dans Canet, il en a fait une vraie ville touristique. C’est lui qui a rendu célèbre Canet dans le coeur des Toulousains. Il en a fait une clientèle de proximité vitale pour contribuer efficacement au développement économique et commercial de Canet (…). Tous les deux, entre nous, cela n’a pas été souvent la lune de miel, il faut bien l’admettre, mais c’est aussi parce que tous les deux nous avions un caractère de cochon ! (…). A partir de la seconde moitié des années 80, les deux têtes de cochons se sont bien entendues et nous avons fait un bon bout de chemin ensemble. Coupet est devenu avec moi d’une gentillesse extrême (…). Je le répète, il a été un bon maire ».

– Les obsèques de Jacques Coupet auront lieu ce vendredi 25 novembre 2011, à 15 heures, en l’église Saint-Joseph de Perpignan.