Me Pierre PARRAT, maire-adjoint de Perpignan, communique :
« Un individu s’est réfugié dans une école alors qu’il était poursuivi par deux individus armés. Le sang froid des enseignants et responsables de l’école Victor Duruy qui ont su protéger les enfants et les mettre à l’abri de tout risque doit être rappelé.

Il faut le souligner et le répéter, l’école de la République n’est peut-être pas un sanctuaire, mais ceux qui y travaillent méritent d’être félicités lorsqu’ils ont les bons réflexes face à une situation inattendue.
L’émotion des enfants et des parents est parfaitement légitime et nul ne se résoudra à accepter l’inacceptable. Ce n’est pas une raison cependant pour hurler démagogiquement et se présenter en sauveur du monde susceptible de résoudre toutes les difficultés de notre société.
La période électorale favorise ce genre de posture et plusieurs candidats aux élections municipales ont cru devoir s’emparer du sujet pour affirmer leurs prétendues qualités qui mettraient tout le monde à l’abri de la délinquance.
Ainsi, le candidat soutenu par le Rassemblement National se mute t’il en Monsieur sécurité. De même, la dame qui voulait être un homme a cru devoir réagir en affirmant qu’elle pourrait sécuriser toutes les écoles et installer une permanence policière dans chaque quartier.

Si ces détracteurs s’intéressaient véritablement à la ville, ils sauraient que Perpignan est devenue la commune française qui compte le plus de policiers municipaux (1 pour 842 habitants) et qu’il existe dans chacune des cinq mairies de quartier un bureau de Police municipale.
Ils sauraient également que les élus de notre ville, en collaboration avec les enseignants et parents d’élèves, oeuvrent tous les jours pour garantir la bonne qualité des installations scolaires et la sécurité de tous.
Il est vrai qu’en ne plaçant leurs interventions que sur la polémique, dans l’unique perspective de dénigrer ceux qu’ils veulent remplacer, ils n’ont pas le temps d’étudier les dossiers importants de Perpignan.
On dira, à leur décharge, que l’un n’est pas informé parce qu’il ne vient assister aux séances du Conseil municipal qu’une fois sur deux, l’autre parce que les Perpignanais n’ont pas voulu qu’elle y siège. On comprend dès lors qu’elle préfère s’intéresser à l’élevage des poules… peut-être dans la perspective de transformer les anciens bâtiments de la FNAC en une basse-cour ? ».