Le tribunal correctionnel de Perpignan a condamné ce mercredi 21 décembre 2011 Georges Garcia, à un an de prison avec sursis dans la retentissante affaire de la « fraude à la chaussette » qui avait provoqué l’annulation des élections municipales de mars 2008.

Le tribunal, qui est allé au-delà des réquisitions contre Georges Garcia, a en revanche relaxé l’autre prévenue, Marie-Madeleine Tjoyas (dite « Mimi » Tjoyas), numéro deux de la liste Jean-Paul Alduy (UMP/Parti radical) aux municipales.

Georges Garcia écope en plus de 3 000 euros d’amende et de trois années de privation des droits civiques pour « soustraction de bulletins de vote ». On se souvient qu’il avait été trouvé porteur d’enveloppes et de bulletins au nom de Jean-Paul Alduy dissimulés dans ses poches et l’une de ses chaussettes…

LA REACTION DE JEAN-PAUL ALDUY PAR UN COMMUNIQUE DE PRESSE…

Jean-Paul Alduy (Parti radical), président de Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération (l’agglo PMCA) et 1er adjoint de la Ville de Perpignan, a réagi ainsi dans un communiqué de presse diffusé en milieu d’après-midi :

« La justice est passée ; elle a pris son temps et après plusieurs années d’investigations et d’auditions elle a jugé M. Georges Garcia et innocenté Mme Tjoyas ; personne ne pourra dire que l’enquête n’a pas été menée avec le plus grand sérieux.

La justice a jugé et nous pouvons tous aujourd’hui prendre la mesure de l’insupportable manipulation où j’étais la cible et Perpignan la victime.

En cet instant, je revois les mois douloureux de 2008 : le lynchage médiatique, les visages de haine de manifestants excités par des femmes et des hommes politiques irresponsables ; ils avaient les mots de la vertu pour faire un procès à charge définitif ; ils avaient en fait les mots de la vertu pour masquer leur appêtit de pouvoir. Ils n’ont pas hésité à salir l’image de notre Cité ; ils ont pris le risque de provoquer des affrontements incontrôlables comme ceux déjà connus en 2005.

J’ai souffert, ma famille, mon équipe, mes amis mais aussi l’administration municipale, ont souffert et les blessures jamais ne s’effaceront. Aujourd’hui, je veux dire à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à cette manipulation médiatique, et fabriqué sans preuve « l’affaire des chaussettes »,  je veux leur dire : quel gâchis ! La République humaniste, celle des droits de l’homme, celle du respect de chacun et chacune dans sa diversité, celle de la présomption d’innocence est notre héritage précieux ; à nous hommes et femmes politiques, mais aussi journalistes ou simples citoyens d’apprendre à ne jamais juger sans preuves et laisser la justice produire son verdict. C’est ainsi et seulement ainsi qu’une démocratie sereine et fraternelle peut se construire ».