Lu sur le blog officiel de Jean-Marc PUJOL (LR/ Les Républicains), maire de Perpignan, président de la communauté urbains Perpignan Méditerranée Métropole (PMM)…

« Face à la presse…

J’étais hier en fin d’après-midi (NDLR, le jeudi 14 février 2019), de 18h à 19h, l’invité de l’émission « Face à la presse » diffusée par France Bleu Roussillon. J’ai répondu aux questions de plusieurs journalistes : Thierry BOULDOIRE (pour le journal L’Indépendant), Antoine GASQUEZ (La Semaine du Roussillon), Marc TAMON (France 3 Pays Catalan) et Sébastien BERIOT (France Bleu Roussillon). Plusieurs thèmes rythment ce « Face à la presse », c’est le principe de cette émission. J’ai donc été interviewé sur les prochaines élections municipales, le stationnement en centre-ville, le retour de l’université dans le centre historique (« Campus Mailly »), un pré-bilan de l’équipe municipale que je dirige… et le procès des indépendantistes catalans qui a lieu en ce moment à Madrid.

Au milieu de l’émission, un « invité-surprise », ou plutôt un « témoin », c’est également le principe de ce rendez-vous, est censé venir porter la contradiction à l’invité. Hier soir, c’est Nadia KHARBOUCH, en sa qualité de représentante de l’Union des Commerçants et Artisans du centre-ville, qui est donc venue me « cuisiner » pendant une dizaine de minutes. Je tiens à rassurer ici les auditeurs, et mes supporters, je ne me suis jamais senti, en aucun moment, sur le grill, le face à face a été cordial, respectueux de part et d’autre, et d’un bon niveau.

Concernant les élections municipales de mars 2020, dans une année donc, j’ai à nouveau précisé à mes interlocuteurs concernant l’éventualité de ma candidature à ma propre succession qu’ils seraient fixés aux lendemains des européennes, lesquelles se dérouleront le 26 mai prochain. Devant leur insistance, je leur ai rappelé que ma candidature n’avait de sens que si elle rassemblait le centre et la droite, je n’ai d’ailleurs jamais changé de cap s’agissant de cette ambition, je continue à rester sur cette position depuis des mois. La liberté de ton qui m’anime est intacte, que ce soit avec le président des Républicains, Laurent WAUQUIEZ, avec le Premier ministre, Edouard PHILIPPE, qui est un homme de droite, avec Christian ESTROSI et son mouvement « France Audacieuse » (j’étais d’ailleurs avec lui mercredi dernier à Paris), ou encore Valérie PECRESSE, la présidente de la Région Ile-de-France, avec laquelle je suis ami cela n’aura échappé à aucun observateur de la politique française.

Si je suis celui qui peut éviter au Rassemblement National de prendre la ville de Perpignan, je serais là ! Je suis un homme de droite, j’ai une certaine forme d’expérience, je peux donc faire la différence en portant des valeurs, car même si M. ALIOT est un personnage qui a une envergure nationale, rien est inéluctable. Aujourd’hui, Perpignan est un enjeu politique de haut niveau.

Les journalistes m’ont interpellé sur l’éventualité d’une candidature issue des rangs de mon équipe municipale, celle d’Olivier AMIEL en l’occurrence. Cela me parait naturel que des personnalités comme M. AMIEL, M. GRAU, Mme RIPOULL se positionnent. Moi, je ne freine personne. Puisque les journalistes m’ont posé la question ; oui une entente avec Romain GRAU reste possible bien sûr. Il se positionne au centre-droit, donc on peut continuer à se parler. Mais dans tous les cas de figure j’essaie et j’essaierai de convaincre jusqu’au bout pour rassembler. Chacun prendra ses responsabilités le moment venu.

Je revendique ma liberté de ton, je le répète, je l’assume, même aux côtés des Gilets jaunes, parce que je fais partie des élus qui vont sur le terrain pour dialoguer, qui retroussent les manches pour prendre le taureau par les cornes. Ecouter, entendre les gens, partager leurs inquiétudes, c’est le rôle d’un élu de proximité. Et c’est d’ailleurs tout ce que fait mon équipe municipale quotidiennement. Chacun remarquera que Perpignan reste à ce jour la seule ville française de plus de 100 000 habitants où les casseurs ne se sont pas manifestés parmi les Gilets jaunes. Comme quoi le dialogue paye. Ce qui plait ou ce qui ne plait pas, ailleurs ou à l’Elysée, cela ne pèse pas grand-chose, ni dans mes convictions, qui ne sont pas fluctuantes au gré des circonstances, ni dans l’approche que j’ai de la vie de nos concitoyens.

Enfin, parmi les thèmes abordés, je suis revenu sur « l’opération Comteroux ». J’ai rappelé que pour la ville elle est nécessaire. C’est là une restructuration commerciale nécessaire pour redynamiser le cœur de ville. J’ai invité mes interlocuteurs du jour à se poser la question suivante : chaque fois qu’il est question d’un projet commercial, ou d’une extension envisagée sur le territoire de la commune de Perpignan, nous assistons à une levée de boucliers. En revanche, si de tels projets sont portés ailleurs, à Claira par exemple, dans les communes limitrophes de notre territoire, cela ne semble gêner personne… Cela ne vous interpelle pas ? ».