(Catalunya peuple d’Espagne (CPDE) – François Meylan et les Français de l’Association – Rue du Simplon, 37- 1006 Lausanne – SUISSE Catalunyapeupleespagnefrance@gmail.com)

 

 

A Madame La Présidente et Monsieur le Vice-Président du Conseil Départemental des Pyrénées Orientales – 24, Quai Sadi Carnot – 66000 Perpignan ;

 

Lausanne et Perpignan, le 3 septembre 2020

Objet : demande amiable de retrait de votre banderole de soutien aux prisonniers catalans

 

 

« Madame la Présidente, Monsieur le Vice-Président du Conseil Départemental des Pyrénées Orientales,

Notre association constituée et immatriculée à Lausanne en Suisse a pour objet de lutter contre le suprémacisme catalan dans l’autonomie espagnole et partout ailleurs. Elle est composée de bénévoles dans toute l’Europe et notamment de Français.

Comme vous le savez, la Generalitat de Catalogne a voté les 6 et 7 septembre 2017 deux lois de déconnexion avec l’Espagne. Puis le 1er octobre de cette même année, un référendum a été organisé dans un but de la sécession envers l’Espagne. Enfin, l’ancien président Carles Puigdemont a prononcé l’indépendance de la Catalogne le 10 octobre mais l’a immédiatement suspendue.

L’article 2 de la Constitution Espagnole de 1978 ratifiée très largement par le peuple espagnol et notamment les Catalans à l’époque est le suivant : « La Constitution a pour fondement l’unité indissoluble de la Nation espagnole, patrie commune et indivisible de tous les Espagnols. Elle reconnaît et garantit le droit à l’autonomie des nationalités et des régions qui la composent et la solidarité entre elles ».

Ainsi, les auteurs de ces différents faits avérés ont été condamnés en octobre 2019 à des peines de prison par le Tribunal Suprême de Madrid. Certains se sont enfuis à l’étranger afin d’échapper à ces peines, la condamnation par contumace n’existant pas en droit espagnol.

Si de tels faits s’étaient produits en France, ils auraient également constitué un viol de la Constitution française (Article Premier). On peut imaginer que les peines auraient dès lors été toutes aussi lourdes, mais que des condamnations auraient également été prononcées pour les fuyards avec demande d’extradition.

Il ne saurait donc être question de condamnation pour motif politique mais pour des faits avérés. La matière pénale est au-delà de toute considération civile et politique.

Nous constatons que la façade du Bâtiment du Conseil Départemental des Pyrénées Orientales a revêtu plusieurs banderoles en faveur des prisonniers catalans auteurs de ces faits délictueux. Il reste à ce jour une banderole avec le nœud jaune. Ce même nœud que vous avez revêtu lors des visites de Messieurs Quim Torra et Carles Puigdemont dans vos locaux. Vous qualifiez ces prisonniers à tort de prisonniers politiques.

Nous ne comprenons pas pourquoi, en tant qu’élus de la République Française, vous et votre vice-président, soutenez un processus illégal tant en Espagne qu’en France.

Le droit à l’autodétermination des peuples s’arrête lorsqu’il est effectué dans les conditions intervenues en Espagne. Il ne peut avoir pour objectif de faire éclater des Etats.

Vous n’êtes pas élus et rémunérés non plus pour soutenir des pratiques illégales qui mettent en péril à terme l’intégrité du territoire français. Car tel est le but des séparatistes catalans.

Aucun gouvernement sur la planète ne soutient cette démarche séparatiste. Le Gouvernement français a toujours réaffirmé son soutien à l’Espagne sans s’immiscer dans ses affaires internes.

En tant qu’Européens et notamment Français désirant la paix, nous ne comprenons pas votre démarche de soutien de l’illégalité la plus totale.

Nous vous remercions en conséquence de bien vouloir retirer cette banderole qui ne vous honore pas et qui n’est pas l’affaire de la France. Cela reste un problème interne à l’Espagne.

Veuillez recevoir, Madame la présidente et Monsieur le vice-président, l’expression de nos salutations distinguées.

Catalunya Peuple d’Espagne

 

François Meylan et les Français de l’Association