(Communiqué)

 

-« La cigale : accueil digne des enfants et nécessaire mise en sécurité du quartier Saint-Jacques.

 

Droit dans ses bottes de chef de la sécurité, le nouveau maire de Perpignan malgré l’avis contraire du tribunal administratif dit vouloir squatter les locaux de l’hôtel La Cigale pour, dit-il, « y installer un poste de la police municipale ». Un prétexte déjà utilisé par son prédécesseur pour entraver le projet du Département d’ouvrir sur le même lieu une structure d’accueil et d’orientation pour des mineurs non accompagnés.

En réalité le message envoyé par cette mise en concurrence de deux types de services publics aussi différents qu’indispensables est avant tout idéologique et très préoccupant. Il stigmatise à la fois la présence d’un lieu d’accueil et de soutien mais aussi ces enfants qui ont traversé les pires difficultés assimilés à des fauteurs de trouble. Disons-le clairement, cet amalgame constitue une violence gratuite.

Le maire de Perpignan n’est pas le seul à défendre la nécessité d’un poste de police dans ce quartier. Il est parfaitement possible d’installer un poste de police nationale dans le commissariat fermé place Cassanyes par exemple, et laisser le Département mener à bien sa mission de protection de l’enfance à l’hôtel La Cigale qu’il a acquis dans ce but.

Une solution qui, sans stigmatiser qui que ce soit, prendrait en compte les besoins divers et complémentaires de la population de la ville. Voilà qui n’entre pas dans le référentiel politique du maire de Perpignan. Sans en être étonnés nous ne pouvons que le regretter ».

Françoise Fiter / Rémi Lacapère

Conseillers départementaux du canton Perpignan III – Cabestany