Depuis quelques semaines, une rumeur se fait de plus en plus insistante dans le microcosme perpignano-perpignanais pour annoncer le parachutage d’une personnalité parisienne socialiste à Perpignan, aux prochaines élections municipales (2020), dans le cadre de la succession au maire sortant UMP, Jean-Marc Pujol, qui ne se représentera pas… mais qui n’a pas dit son dernier mot !

Car c’est méconnaître Jean-Marc Pujol que de penser qu’il laissera les clés de sa Mairie sans instruction, sans une feuille de route… L’homme, c’est une image, pourrait bien emporter le double des clés, à défaut de changer la serrure (et le barillet qui va avec).

Revenons à nos moutons…

La personnalité de gauche dont il est ici question serait Cécile Alduy, fille de l’ancien maire UDF de Perpignan (1993/ 2010) et ex sénateur des P-O, Jean-Paul Alduy, et de Dominique Alduy, qui pendant quatre ans à la direction générale de France 3 et onze ans au directoire du journal Le Monde dans les années 90…

Professeure de littérature française à la Stanford University of America, au sud de San Francisco (Californie), Cécile Alduy fait actuellement la promotion de son livre « Marine Le Pen prise aux mots », paru chez Seuil et co-écrit avec Stéphane Wahnich. Pour ce faire, Cécile Alduy aurait analysé quelque 500 discours prononcés par Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine Le Pen.

C’est la raison pour laquelle elle occupe régulièrement ces derniers temps le PAF (Paysage Audiovisuel Français). Elle est invitée sur de nombreux plateaux pour faire le point sur la polémique ambiante au sein de la famille Le Pen, ses hôtes médiatiques lui attribuant un rôle d’experte sur la sémantique des Le Pen… Ce qui serait éminemment contestable selon d’autres observateurs revendiquant une présence antérieure dans la filière « lepeniste »… Encore une historiette de bobos parigots sirotant un mojito confortablement installés chez Lipp.

Car pour l’heure, c’est bien elle, Cécile Alduy, qui tient la corde. Il n’en demeure pas moins surprenant, étonnant, d’assister à cette avalanche littéraire d’analyses et d’études sur « le pourquoi », « le comment », « les raisons » de la montée et de l’implantation sociale du Lepénisme, à l’instinct précurseur au sommaire et au prologue de chaque livre actuellement consacré au phénomène Marine/ Jean-Marie, et vice-versa, pour au final vite mieux s’en dédouaner en conclusion… Ri-di-cule !

Et quelle perte de temps (et de talent aussi quelque part) pour tous ces experts avides de fautes de syntaxe dans le discours, mais qui musèleraient bien la liberté d’expression aux extrêmes, qui réduisent et caricaturent le vote Lepéniste à la sortie de l’€, au « Restons Français! », etc.-etc. Qu’ils aillent tout simplement Bon Dieu (et malgré eux) dans les bistrots et sur les marchés de plein air Hexagonaux, à l’heure apéritive, et, dans le flot des conversations, ils comprendront rapidement les arguments des uns et des autres : retrouver du travail, accéder à un logement, faire baisser l’insécurité, préserver une identité, un mode de vie, une façon de vivre, une manière de humer l’air du temps… Pas besoin comme aurait dit feu Coluche « de sortir de la cuisine à Jupiter » pour le comprendre… « Cuisine électorale » s’entend ici, bien entendu !

Revenons à nos moutons, une fois de plus…

Au fait, selon vous, y’aurait-il un lien de cause à effet entre les gesticulations, élucubrations – voire « hallucinations » selon d’autres – entre le retour de JPA (Jean-Paul Alduy), à 73 ans le 7 mai prochain, sur les réseaux sociaux… et la mise en scène de sa fille Cécile ? A suivre.