Louis ALIOT (RN), député de la 2e circonscription des P-O, conseiller municipal et communautaire d’Opposition de Perpignan, nous communique avec prière d’insérer :

 

 

« Situation à B2S

 

Il est une économie froide qui ne répond qu’aux seules logiques financières, dont l’unique objectif est le profit, pourvu qu’il soit le plus important et le plus immédiat

 

Seuls les dividendes guident ces entreprises transnationales qui échappent à l’impôt et ne rendent de comptes que face aux bourses mondiales. Amazon est une de ces compagnies en situation de quasi monopole qui n’a cure de personnes, et surtout pas des salariés qu’elle emploie directement ou que ses sous-traitants emploient.
B2S, sous-traitant de Cogepart spécialisé dans la livraison de colis, l’a prouvé dans la nuit d’hier jeudi à aujourd’hui vendredi 10 janvier.

Protestant contre des cadences infernales, les vingt-cinq salariés de B2S (située sur la zone d’activité perpignanaise de Torremilia) ont découvert ce vendredi matin que leur entreprise avait déménagé sans un mot, sans même une explication ; les locaux étaient fermés, les camions de livraison envolés.

Un outil de travail disparu du jour au lendemain, comme dans un film. Il s’agissait d’une « punition » parce que les salariés avaient osé protester.
Je suis inquiet de la dégradation terrible du dialogue social dans la « start up nation ». Je regrette l’époque des grands patrons soucieux de leurs employés. Je m’inquiète aussi d’une utilisation abusive du code du Travail, ainsi que cela a été vraisemblablement constaté chez B2S, où deux dizaines de salariés recrutés en CDI en décembre n’ont pas été conservés à l’issue de leur période d’essai.

Etait-ce un « coup » prémédité ? Gageons que lumière sera faite sur ce triste cas qui affecte notre ville, déjà lourdement frappée par le chômage« .