Ségolène NEUVILLE a annoncé, hier dans les colonnes du journal local L’Indépendant qu’elle comptait bien se lancer dans la bataille des prochaines élections municipales, programmées pour mars 2020. Pour cela, elle a décidé de créer son propre mouvement, « Respirer », initiative censée, dit-elle, « rassembler à gauche, élus, militants et toutes personnes intéressées ayant envie de s’investir pour Perpignan ».

Sauf que l’élue aurait été mieux inspirée de se taire, car ses propos ont déclenché un tonnerre de protestations dans les rangs de sa propre gauche, au sein de la fédération catalane du parti socialiste…

En déclarant en effet, chez notre confrère, « Qu’en 2014, notre liste aux élections municipales sur Perpignan était répulsive », l’ex ministre socialiste Ségolène NEUVILLE, vice-présidente du Département, 1ère secrétaire de la fédération catalane du PS, s’est attirée les foudres de nombreux militants qui, eux, n’ont pas oublié que si Mme NEUVILLE est encore là aujourd’hui, à occuper le devant de la scène politique locale, c’est peut-être, certainement même, grâce à un certain… Christian BOURQUIN (dont elle fut aussi la compagne un certain temps nous rappelle Wikipédia sur la toile), qui fut successivement député puis sénateur, président du Conseil général des P-O puis président de la Région Languedoc-Roussillon.

Car cette liste de 2014, qu’elle qualifie aujourd’hui de « répulsive », avait eu l’aval des militants et de leur 1er secrétaire fédéral d’alors, l’ancien député et toujours conseiller régional Jacques CRESTA (sur le papier), mais en fait c’était bien Christian BOURQUIN qui était aux manettes Pour les anciens militants perpignanais socialistes : « C’est un bel hommage que rend là Ségolène à Christian »… Décidément, au PS, l’air devient de plus en plus irrespirable ! Au final, avec « Respirer », Ségolène NEUVILLE risque de provoquer l’effet contraire à son initiative : diviser au lieu de rassembler.