Jordi Vera, dynamique président du CdC en Catalogne-nord, conseiller municipal de la Ville de Perpignan (ici à Sorède pour la cérémonie des voeux du maire, Yves Porteix).

L’an passé, chacun se souvient que François Calvet, président du Comité départemental de l’UMP’66, et Jordi Vera, responsable départemental du CdC (Convergence démocratique de Catalogne/ Centristes catalans), ont signé en mairie de Le Soler – commune dont le sénateur des P-O François Calvet est le maire – avaient signé un protocole d’accords dans la perspective des prochaines élections municipales pour le département des Pyrénées-Orientales

Dans ces accords, en fonction de la taille démographique des municipalités dirigées par l’UMP, François Calvet s’est engagé à intégrer dans les équipes municipales un certain nombre de candidats estampillés CdC.

Pour ce qui est de la Ville de Perpignan, dont le maire est l’UMP Jean-Marc Pujol (qui n’a pas participé à la rédaction de ce protocole…), le CdC se serait vu attribuer cinq places… dont deux postes d’adjoints, à la 5ème et 12ème place.

Problème, actuellement une autre formation catalaniste, Unitat Catalana, occupe le terrain municipal, au sein de la Majorité UMP (alors que le CdC siège dans l’Opposition !), avec des élus solidement implantés : Jaume Roure (15ème), Virginie Barre (36ème)… Unitat Catalana s’est même assurée la relève pour 2014 avec l’entrée vraisemblablement du jeune et sémillant Brice Lafontaine.

Dès lors, on voit mal comment les « Catalanistes », toutes tendances confondues, qui, sur le sol roussillonnais, pèse électoralement parlant aux alentours de 3%, pourraient revendiquer une dizaine de places sur une liste de 55…

Quelle va être la marge de manoeuvre de Jean-Marc Pujol, lui qui a toujours brandi avec force et conviction sa « liberté de décision » et sa « totale indépendance » ? D’autant que Jordi Vera, qui a réussi à mettre la barre très haut dans ce protocole d’accords avec l’UMP’66, ne lâchera pas le morceau ! Il se murmurre que du côté de la mairie de Perpignan on aurait trouvé la parade : « la Ville ayant plus de 100 000 habitants, elle ne saurait être liée par ce type d’accords… D’autant que c’est le président de l’UMP’66 himself, François Calvet, qui a toujours dit que c’est Paris qui trancherait… ». Si c’est le cas, François Calvet est très très fort… « Mâlin et coquin comme un Cerdan ! ».