On le savait : le député de la 1ère circonscription des P-O, Romain GRAU, candidat très officiellement déclaré à la mairie de Perpignan aux élections de mars 2020, ne fait pas l’unanimité à Paris pour conduire éventuellement une liste d’union LaREM/ LR (Les Républicains), loin s’en faut. Certains, à LaREM, lui reprocheraient d’être entouré « de trop » de transfuges de l’ex-Front National – « Si ça continue à ce rythme il y aura dans son équipe plus de gens venus de l’extrême droite que sur la liste officielle de Louis ALIOT », ironisent certains parmi ses collègues députés – mais c’est surtout le côté clivant du personnage qui inquiète chez LaREM.

Certes, on ne veut plus entendre parler d’une candidature de rassemblement du maire sortant, Jean-Marc PUJOL (LR), mais en même temps à LaREM on s’inquiète de l’électorat LR de la ville de Perpignan : on estime que dans le cas d’une liste qui serait conduite par Romain GRAU (l’ancien 1er adjoint… de Jean-Marc PUJOL à la mairie de Perpignan pourtant), « une grande partie de cet électorat pourrait manquer à l’appel et fuir vers un autre candidat » que LaREM se garde bien de désigner, de citer en tout cas.

Bref, à 9 mois maintenant des futures élections municipales, la droite et le centre semblent avoir beaucoup de difficulté à trouver le candidat idéal sur Perpignan pour battre le « frontiste » Louis ALIOT dont la liste « Rassemblement National » (RN) aux dernières européennes, avec un score supérieur à 30% sur la ville, a laissé tout le monde (très) loin derrière.

Car cette tête de liste LaREM/ LR, si liste d’Union il y a, devra avant tout être LE moteur, politiquement s’entend,  d’un large rassemblement sans faille de la droite républicaine et du centre. Or, visiblement, ni Romain GRAU ni Jean-Marc PUJOL (qui n’a toujours pas dit s’il est ou non candidat à sa succession) ne seraient aujourd’hui, selon les instances nationales de LaREM toujours, dans la capacité de revêtir le costume. Pourtant, l’un comme l’autre, font jouer leurs réseaux pour décrocher cette investiture, le sésame de mars 2020.

Alors, y’aurait-il un 3e homme… (ou une femme) pour incarner cette Union de la droite et du centre ?

A suivre.