Rassurez-vous, « l’Ex » revient uniquement pour nous démontrer que sa mémoire sélective est intacte ! Et ce sont les résultats des élections européennes du dimanche 26 mai 2019 qui lui permettent ce grand retour, dans une analyse d’une finesse historique sans précédent sur son compte Facebook. On peut d’ailleurs s’étonner que la direction de l’UPVD (l’Université Perpignan Via Domitia) n’ait pas songé à l’embaucher au sein de son équipe d’universitaires spécialisés en politique et si doués…

Vous avez le fruit de cette analyse de M. Jean-Paul ALDUY – Ex-conseiller général, ex-maire de Perpignan, ex-sénateur des P-O, ex-président de l’Agglo… – ci-dessous, dans son intégralité.

Prenons le seul exemple du « point 4 » de son analyse : JPA écrit « Pour La République En Marche (L.R.E.M.) aucune comparaison n’est possible car cette formation n’a que deux ans d’existence (…) ». C’est faux ! Totalement faux. En 2014, le MoDEM était présent aux élections européennes ; il faisait liste commune avec l’UDI et était soutenu par le tandem François BAYROUJean-Louis BORLOO (aujourd’hui ce dernier a été remplacé par Emmanuel MACRON).

C’est ce même MoDEM qui figure aujourd’hui sur la liste conduite par Nathalie LOISEAU (LaREM)… Et en 2014 la liste du MoDEM avait déjà engrangé sur Perpignan 1 857 voix (6,9%)… Jean-Paul ALDUY nous avait habitué à avoir une mémoire sélective mais pas à une perte de mémoire à ce point ! Cela ne fait que cinq ans (et près de 2 000 électeurs perpignanais de différence). Pire : quand on se souvient que l’homme politique national le plus proche de Jean-Paul ALDUY a été un certain… François BAYROU himself !

Cette nuance, ou plutôt cette différence est très importante car elle place le député Romain GRAU (LaREM), ami de JPA selon comme se lève la tramontane, dans une situation très complexe et compliquée, en situation très défavorable pour conquérir la ville de Perpignan, et surtout loin derrière l’électorat de Gauche « en commun » et, bien sûr, très loin derrière le « Rassemblement National » de Louis ALIOT. Car ce contexte montre que le candidat GRAU n’aurait aucune réserve de voix pour l’emporter au second tour.

 

 

Et maintenant, par « l’Ex » Jean-Paul ALDUY :

Les élections européennes ne sont pas des municipales, mais…

Aux municipales la notoriété des candidat.es et leur présence sur le terrain, leur bilan et leur projet peuvent et doivent peser fortement sur le choix des électeurs ; il faut donc prendre les élections européennes pour ce qu’elles sont : une photographie du corps électoral qui mieux qu’un sondage met en lumière des évolutions, des tendances.

Quels enseignements tirer du vote de dimanche ?

✅ Tout d’abord le constat incontournable de l’effondrement du parti de Jean Marc Pujol et François Calvet : 5000 voix en 2014, 2200 en 2019 ! Le maire sortant peut-il continuer à laisser planer le doute sur sa candidature ? Un renoncement n’est il pas dès à présent programmé ? À suivre…

✅ Le tassement des voix du Font National est tout aussi évident : 9700 voix en 2014, 8800 en 2019 ; le FN a eu beau repeindre la façade en RN, les chiffres sont là et ils sont têtus : 10% de voix en moins alors que la participation a augmenté de 9%. Cela explique l’empressement de Louis Aliot, dès hier soir, à appeler à la rescousse les élus de L.R. (Les Républicains), pour l’aider à gagner la bataille des municipales ; Louis Aliot a-t-il déjà contacté François Calvet dont il a dû se souvenir qu’il fut élu en 1998 vice-Président de la Région grâce au F.N. ? À suivre…

✅ Europe- Ecologie augmente son score de 20% (2600 voix en 2014, 3150 en 2019) et dépasse désormais le parti socialiste même si on lui additionne les voix de Benoit Hamon ; aussi Agnès Langevine s’est-elle également empressée d’en appeler au rassemblement, évidemment sur sa gauche, mais jusqu’où sur sa gauche ? France Insoumise ? À suivre…

✅ Pour La République En Marche (L.R.E.M.) aucune comparaison n’est possible car cette formation n’a que deux ans d’existence. On peut simplement noter qu’avec moins de 20% des suffrages il faudra que son leader local, Romain Grau, poursuive activement son implantation pour être en capacité de rassembler sur une démarche et un projet novateur ¨ »ni de droite, ni de gauche »… À suivre…

Pour conclure de façon schématique :

À neuf mois des elections municipales, les européennes avec un taux de participation correct, délivrent leur message à savoir l’effondrement de la base électorale de la municipalité actuelle, le tassement du vote Louis Aliot autour de 30% (alors que d’aucuns prédisaient il y a quelques mois 45%…), Agnès Langevine en pôle-position pour le leadership à gauche et Romain Grau disposant d’un socle qu’il lui faut élargir et conforter.

À suivre…