Marie-Cécile Pons (conseillère générale du centre-ville de Perpignan de 1994 à 2008, adjointe au maire de Perpignan Paul Alduy très influente de 1989 à 1993), Jean Rigual (conseiller général du Moulin-à-Vent), Fernand Siré (député de la 2ème circonscription des P-O et ancien maire de Saint-Laurent de la Salanque), Alain Ferrand (maire du Barcarès qui serait prêt à tout pour imposer l’une de ses filles sur le canton de la Salanque…), Jean-Claude Kaiser (UDI- ex conseiller général du canton Saint-Martin et ex adjoint aumaire de Perpignan jusqu’à mars dernier), Me Pierre-Louis Bassole (cadre du parti), Bruno Delmas – sans oublier la jeunesse grimpante qui s’impatiente (Guillaume Lopez, François Lietta…) – Fouzi Bouhadi… et tant d’autres personnalités locales qui ont fait leurs preuves et qui restent très écoutées dans le microcosme s’appuyant sur certains réseaux qui ne demandent qu’à être réactivés, ce sont là autant de cas qui constituent un véritable casse-tête chinois pour l’UMP de François Calvet (par ailleurs sénateur-maire de Le Soler) et Daniel Mach (par ailleurs maire de Pollestres et ancien député de la 1ère circonscription des P-O), respectivement président et Secrétaire départemental de cette formation politique dans les P-O.

La capacité d’alimenter la fameuse machine à perdre de certaines des personnes précédemment citées ci-dessus est réelle.

On sait qu’une candidature de JR (Jean Rigual) sur le Moulin-à-Vent, même si elle n’aurait aucune chance d’aboutir, risquerait en revanche de donner ce canton au FN de Me Louis Aliot (député européen, conseiller régional, conseiller municipal), via Clotilde Gavalda-Font, très implantée professionnellement dans la ville nouvelle fondée par feu Paul Alduy. Idem en ce qui concerne Marie-Cécile Pons, qui se tient (pour l’instant) en retrait, elle est régulièrement approchée par certains qui voudraient lui voir jouer un certain rôle…

François Calvet et Daniel Mach doivent aussi composer avec le fait que Véronique Vial-Auriol, actuelle conseillère générale sur le canton vieillissant du centre-ville (elle y avait été élue par 3 voix de différence avec Mme Pons…), et Marie-Thérèse Sanchez-Schmidt, ex députée européenne – toutes deux conseillères municipales de la Ville de Perpignan et membres de l’UMP – n’ont toujours pas trouvé de piste d’atterrissage au sein du territoire de l’Agglo pour assouvir leurs ambitions politiques locales : « Malgré tous nos efforts pour les placer sur l’échiquier politique perpignanais, personne n’en veut ! », reconnait un cacique de l’écurie sarkozyste, « on ne sait plus où les mettre (…) ». Par exemple, Jean-Claude Kaiser refuse toujours de faire alliance avec Véronique Vial-Auriol, même avec la promesse sérieuse de se voir investi par l’UDI, sa formation politique, et l’UMP, sans sourciller. Lui campe toujours sur ses positions : « Si je pars, c’est avec Valérie Cons, un point c’est tout ! Circulez, y’a rien à négocier. Cela fait des mois, des années, que j’occupe le terrain avec elle, c’est comme ça et pas autrement », déclarait-il récemment encore à une journaliste.