Et si Jean Castex perdait à cause de  Jean Marc Pujol ?

Jean-CASTEX-photo-campagne-départementales-2015« Le premier tour des cantonales aurait dû, comme dans la plupart des départements qui nous ressemblent, ouvrir clairement la voie  à une alternance à la tête de l’assemblée départementale.

D’ailleurs Jean Castex fait un score remarquable dans des terres qui furent longtemps dirigées par la gauche ce qui confirme que la tendance nationale peut s’exprimer en terre catalane !

Par contre sur Perpignan la tendance est inversée … Jean Marc Pujol en plaçant en première ligne sur tous les cantons ses colistiers a voulu délibérément transformer ce scrutin en troisième tour des municipales ; le résultat est sans appel : le FN recueille 37% des suffrages exprimés ( il augmente son score du premier tour des municipales ), les listes Pujol 26% et la gauche 24%…

Dès lors, non seulement la légitimité démocratique de l’équipe municipale est ébranlée et son image ternie, mais, plus grave l’alternance risque de ne pas être au rendez-vous de dimanche prochain à cause de l’échec sur Perpignan où dans 3 cantons sur 6 les listes UMP-UDI sont éliminées.

Hermeline MALHERBE - PrŽsidente Conseil GŽnŽral des PyrŽnŽes OriToutefois rien n’est joué : la gauche en position favorable sur 6 cantons, la droite et le centre sur 5 ; tout se joue sur 6 cantons dont 3 sur Perpignan où le FN est largement en tête.

Pour ma part je considère que dans ce contexte la consigne du «  Ni-Ni » de Nicolas Sarkozy est non seulement une faute morale ( le FN c’est le droit du sol et un nationalisme total ethnique, économique et culturel ) mais une faute politique : faire barrage au FN et le dire clairement c’est le seul moyen d’éviter que ce parti soit l’arbitre des majorités départementales.

Comment en est-on arrivé là sur Perpignan où plus rien ne résiste à la montée du FN ?

La question ne pourra plus être éludée longtemps ».

 

NDLR. Les adversaires politiques de l’ancien sénateur-maire de Perpignan (1993-2010), ex président de l’Agglo également, n’ont pas manqué de réagir. L’un d’eux lui répond d’ailleurs : « Jean-Paul Alduy a la mémoire sélective… Par exemples, lors des précédentes élections cantonales, en 2010, sur le Bas-Vernet, il a soutenu et imposé sous les couleurs de l’UMP la candidature de l’ancien Secrétaire Départemental du Front National’66, Jean-Louis de Noëll, allant jusqu’à l’adouber en l’affublant d’une suppléante de son propre camp, le Parti Radical… Cette fois-ci encore, à Céret, sur le canton Vallespir-Albères, Jean-Paul Alduy, bien qu’étant à la retraite, ne s’est pas gêné pour aller soutenir un candidat dissident de l’UDI, Jean-Pierre Brazès, empêchant par ricochet l’UMP de se qualifier pour le second tour et laissant de fait aux électeurs « de son camp » le choix entre la Gauche et le FN… Tous les scrutins électoraux démontrent, s’il le fallait, que l’ère alduyiste aux commandes de la ville de Perpignan, a favorisé l’implantation locale et la « notabilisation » du FN qui, depuis 1989, aux municipales notamment, Paul Alduy le père de Jean-Paul étant alors maire n’est (presque) jamais plus passé sous la barre des 30%… Enfin, faut-il rappeler que c’est Jean-Paul Alduy qui a mis en place Jean-Marc Pujol ? Mais ça, visiblement, c’était avant ».