Plusieurs affaires (au moins deux établies officiellement en tout cas), à partir d’une même famille d’employés municipaux perpignanais – dont l’un des membres est d’ailleurs un élu très proche de l’ancien maire de Perpignan – semblent avoir été « amorties » ces derniers mois.
Ces affaires concernent un établissement scolaire géré par la Ville de Perpignan, et dont la responsable serait soupçonnée de détournements de… nourriture ! Ainsi qu’un site situé en Cerdagne-Capcir, géré par le Comité des Oeuvres Sociales (COS) toujours de la Ville de Perpignan… Dans ce second cas, les accusations sont encore plus graves, puisqu’elles reposent entre autres sur des faits englobant des harcèlements sexuels et diverses agressions « d’après-boire » pendant les heures de travail, dont, dit-on, une poursuite pédestre au sabre avec des gendarmes qui étaient venus à sa rencontre, sur son lieu de travail justement, pour lui signifier l’existence de plaintes contre lui.
Bizarrement, l’adjointe au maire de Perpignan déléguée aux Ressources Humaines ne serait au courant de rien… Alors que l’adjoint au DGAS des Ressources Humaines est l’auteur d’un rapport accablant que nous nous sommes procurés, notamment concernant le fonctionnement du « fameux » chalet en Cerdagne-Capcir qui croûle sous les plaintes des usagers…
Dans ce rapport, la liste non exhaustive des manquements et des fautes qui sont reprochés à l’employé municipal beau-frère d’un élu de la ville est édifiante : « Le nettoyage des appartements dont il a la charge n’est pas effectué correctement ; la fiche d’état des lieux dûment signée par lui-même et le locataire à la fin du séjour, nous est retournée quand bon lui semble et quand cette fiche ne comporte aucun grief le concernant ; le non respect du règlement intérieur (il ferme la salle des jeux en dehors des horaires prévus, il ferme la voie d’accès principale du parking au mépris des règles de sécurité…) ; le nombre impressionnant des appels téléphoniques qu’il donne à titre personnel ; il reçoit les locataires selon son humeur et selon son état ; il s’introduit dans les appartements des locataires qu’ils soient présents ou non au moyen du double des clés dont il dispose ; il a eu à l’égard d’une locataire un comportement que l’on peut qualifier de harcèlement sexuel ; à leur arrivée, il propose aux locataires d’autres locations sur la station au motif que c’est moins cher (…) ».
Pire encore, dans ce rapport il est fait état que plusieurs brigades de Gendarmerie installées en Cerdagne-Capcir « ont dû intervenir à plusieurs reprises suite à des plaintes des habitants des chalets voisins… Plaintes qui ont été transmises au Procureur de la République (un certain M. Jean-Pierre Dréno, alors)… ».
Bizarrement encore, et alors que certains de ces faits remontent à près d’un an maintenant, rien n’a transpiré dans l’opinion publique… Cela n’a soulevé pas l’ombre d’un sourcil… Que faut-il en déduire ?