Perpignan : Affaire de « la quenelle »

 

Sous ce titre, Farid Mellal communique :

« Récemment, une polémique a eu lieu dans les médias au sujet de l’affaire Dieudonné portant sur un geste jugé antisémite et appelant à la haine raciale. Le salut néonazi inversé appelé la ‘quenelle ».

Cette histoire a permis a beaucoup de médias de s’acharner sur le malheureux message d’un jeune responsable du mouvement des jeunes socialistes Antony Cortes. Celui-ci avait défendu la non interdiction du spectable de Dieudonné au nom de la liberté d’expression et surtout remis en cause la politique intérieure de Manuel Valls.

Pour ma part, je tiens d’abord à préciser que Dieudonné a depuis longtemps cessé d’être un humoriste à mes yeux. Rien n’excuse cet individu condamné trois fois par la justice pour des propos racistes.

Je tiens aussi à dénoncer l’hypocrisie de la droite locale qui se veut vertueuse mais qui a fait preuve de silence pour dénoncer la politique régressive en Espagne qui veut l’interdiction de l’avortement.

Que dire de la politique culturelle scandaleuse de Jean Marc Pujol qui sur fond public a crée un musée de la colonisation pour les quelques « nostalgiques » de l’Algérie Française et conforté ainsi son électorat pied noir ?

Cela étant dit, on peut s’interroger également sur Manuel Valls qui installe depuis plusieurs mois dans notre pays une atmosphère nauséabonde par sa politique intérieure.

Rappelons que le 24 septembre dernier, celui ci avait tenu des propos controversés sur les Roms, au micro de France Inter. M.Valls avait déclaré que les Roms étaient des « populations qui ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation ». Il avait ajouté qu’ils avaient vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie, précisant : « J’aide les Français contre ces populations, ces populations contre les Français ».

Rappelons au catalan Valls, que les Roms présents sur le territoire français sont, dans leur grande majorité, des ressortissants de pays membres de l’UE. Par conséquent, ils ne sont pas expulsables comme le sont les étrangers non-européens que l’administration française juge indésirables. Pour résoudre ce problème, Manuel Valls s’emploie donc à montrer que, même s’ils sont Européens de par leur nationalité, les Roms n’en sont pas moins une “race” à part : ils ont, dit-il, un mode de vie totalement différent du notre, qui rend leur intégration impossible.

Si aujourd’hui les propos de Dieudonné n’ont aucune excuse à mes yeux, Manuel Valls réhabilite un racisme à l’ancienne, celui-là même que la construction de l’Europe se devait de conjurer à jamais ».