« Dans les PO, 55% d’abstention, l’extrême droite à 35,2% (plus de 15% dans au moins 6 grands pays européens), cela fait mal et cela fait peur !

Le PS est à 12,3%. La sanction est sans appel contre les politiques d’austérité qui (en France comme en Europe) favorisent le capitalisme ultralibéral.

Il faut changer radicalement de politique et répondre aux attentes populaires en matière d’emploi, de salaires, de protection sociale, d’environnement, de service public. Heureusement, une petite hirondelle annonce un timide printemps en Europe. En effet la gauche équivalente à notre Front de Gauche français (FDG), obtient de bons résultats dans de nombreux pays (Grèce, Espagne…). Elle disposera d’un groupe au parlement européen de 46 députés (34 jusqu’à présent).

Avec 9,1% dans les P-O, soit 3 points de plus que la moyenne nationale, le Front de Gauche conserve son député européen.

L’absence de progression du FDG sur 2009 est une vraie question à mettre en débat. Dans les villes de plus de 3500 hts c’est à Elne et Cabestany que le FDG obtient son meilleur résultat et demeure la deuxième force politique. Il en est de même dans des communes comme Alénya, Estagel, Corbère, Fontpédrouse, Montalba… et dans le Haut Vallespir.

L’explosion de l’extrême droite est la conséquence d’une absence de réponse aux attentes populaires et de campagnes proches des thèses de l’extrême droite, menées, notamment aux dernières municipales, par des partis ou des listes a priori démocrates et républicains, fustigeant le social, l’immigration, le pauvre et exagérant l’insécurité. Personne ne peut se satisfaire de ces résultats au plan local, national ou européen, tout le monde doit en tirer les leçons.

De cette crise politique peut émerger une perspective réelle et crédible à gauche sur fond de rupture avec le libéralisme menée par la droite et les sociaux-démocrates. La gauche s’est trop éloignée de ses valeurs. Elle ne pourra retrouver le peuple que dans un mouvement social et politique de l’ampleur d’un Front populaire du XXIème siècle.

Nous appelons celles et ceux à gauche ou chez les écologistes, les forces vives du pays, la jeunesse et les salariés, qui s’inscrivent dans cette rupture, à se rassembler et agir collectivement pour ouvrir une alternative ».