Communiqué de presse (lundi 6 avril 2020)

« Coronavirus ne rime pas forcément avec couvre-feu

Le maire de Perpignan a été un des premiers à instaurer le couvre-feu dans le contexte de la pandémie du coronavirus. Il a été suivi par d’autres, mais en ce début d’avril l’immense majorité des maires du pays ne l’ont pas décidé ainsi.
Comme quoi coronavirus ne rime pas forcément avec couvre-feu.

A Perpignan, les autorités ont mis à contribution les CRS de Toulouse, la BAC, la gendarmerie et l’armée avec une unité militaire de l’opération « Résilience ». Ces moyens répressifs disproportionnés ne devraient pourtant avoir pour but unique que de limiter la propagation du virus.
Mais déjà des citoyens de Perpignan ont témoigné dans la presse d’un déploiement des forces de l’ordre en « mode manifestation » avec flash ball et gaz lacrymogène comme au quartier Saint-Jacques, au Vernet et au Champ de Mars.
La LDH-66 met en garde contre un excès de pouvoir dangereux et liberticide dans l’utilisation des forces de l’ordre ».

La section de la Ligue des Droits de l’Homme de Perpignan et Pyrénées Orientales : ldh66@laposte.net