Que se passe t’il au sein de l’Union Patronale pour l’Entreprise des Pyrénées-Orientales (l’UPE’66) ?

Toujours présidée par l’assureur Jacques Font, cette structure semble connaître quelques turbulences… au point justement, et contre toute attente, que l’actuel patron des patrons roussillonnais, Jacques Font donc, a décidé de jeter l’éponge, récemment, et de ne plus être candidat à sa propre succession, le 9 juillet prochain, lors du renouvellement des instances dirigeantes de l’UPE’66.

Daniel Besson, un ancien président éphémère de l’USAP, chef d’entreprise à Argelès-sur-Mer (où il exploite une importante résidence de loisirs classée en 5 étoiles), trésorier du MEDEF Languedoc-Roussillon et président de la CPAM des P-O, et le Perpignanais Alexis Melidonis qui a fait fortune dans l’immobilier, ont eux annoncé qu’ils briguent cette succession.

Mais voilà, hier matin un nouveau coup de théâtre est venu semer le trouble au sein de l’UPE’66. C’est par son secrétaire, le Rivesaltais François Galabert, qu’est arrivé la douche froide. Ce dernier, dans un sms envoyé aux adhérents de l’UPE’66, déclare : « Parce que je ne cautionne pas certaines choses, par respect et moralité, je viens de démissionner de mon poste de secrétaire de l’UPE (…) ».

L’été dernier, déjà, un journaliste avait été entendu à la brigade territoriale de la Gendarmerie Nationale d’Argelès-sur-Mer, suite à une très étonnante demande de la direction de l’UPE’66… Depuis, aucune suite. Pire : on a jamais su ni le pourquoi ni le comment du déclenchement d’une telle enquête judiciaire… Que cherchaient à savoir sincèrement les enquêteurs, Jacques Font et les commanditaires de cette audition ? Près d’un an plus tard, on ne sait toujours rien. De nombreuses questions et interrogations diverses demeurent quant à « cet acte manqué » : le journaliste en question avait-il soulevé un lièvre à propos de l’UPE’66 ? S’intéressait’il de trop près au fonctionnement de l’UPE’66 par ces écrits anodins ?…

La démission de François Galabert devrait enfin nous éclairer. Car, désormais, l’ancien secrétaire de l’UPE’66 ne peut plus reculer : il devra s’expliquer publiquement sur sa décision, puisqu’il a décidé lui-même de, en quelque sorte, médiatiser sa démission.