Via une dépêche de l’AFP, la question du possible rôle de propagation du coronavirus, lors du rassemblement transfrontalier de 100 000 personnes à Perpignan, à l’occasion d’un meeting politique, est désormais posée :

« A l’inverse, le rassemblement de 100.000 indépendantistes catalans autour de Carles Puigdemont à Perpignan le 29 février, s’il pose légitimement question, aucun élément ne permet, aujourd’hui de dire s’il a ou non contribué à la propagation du virus au nord ou au sud de la Catalogne. »

Une question « légitime » donc, mais qui n’a toujours pas de réponse tant il est sensible de notre côté des Pyrénées de seulement en parler !

En effet, quand j’ai évoqué ce point dans une tribune pour Ouillade le 2 avril j’ai eu droit à des tombereaux d’attaques de la part de militants catalanistes plus ou moins éclairés…

Pourtant je n’avais pas pris parti pour ou contre l’indépendantisme, je m’étonnais seulement que des enquêtes sanitaires afin de vérifier la possible propagation du virus avaient été réalisées pour des évènements religieux ou sportifs plus anciens que le rassemblement de Perpignan et avec bien moins de personnes concernées : 2 000 à Mulhouse le 17 février, 3 000 à Lyon le 22 février, 100 000 à Perpignan le 29 février…

Ces vérifications peuvent permettre de mieux comprendre et appréhender l’épidémie, et confirmer (comme à Mulhouse) ou infirmer (comme à Lyon) le vecteur de propagation de certains rassemblements.

En ne voulant surtout pas en parler pour ne froisser personne, on s’empêche une vérification sanitaire légitime entre deux régions particulièrement touchées et on laisse le doute s’installer.

Aujourd’hui il y a même une pétition en ligne pour porter plainte contre le Maire de Perpignan et l’association qui a organisé ce rassemblement… ».

 

Olivier Amiel, conseiller municipal et communautaire de la Ville de Perpignan