Maire de Canohès, conseiller départemental, Jean-Louis CHAMBON, ex candidat lors des dernières élections sénatoriales, ne se rendra pas aujourd’hui, lundi 9 octobre 2017, à la convocation de l’Assemblée départementale, quai Sadi-Carnot à Perpignan, où il est pourtant plus qu’attendu.

Il faut dire qu’il fait partie de l’ordre du jour… Qu’à ce titre la Majorité départementale de gauche a promis de lui retirer toute délégation « pour trahison », car ladite Majorité l’estime directement responsable de l’échec de sa présidente, Hermeline MALHERBE (PS), lors de sa tentative de réélection au Palais du Luxembourg, le 24 septembre dernier. On se souvient qu’alors Jean-Louis CHAMBON, qui se présentait sous l’étiquette « divers gauche », s’était maintenu au second tour de ce scrutin, face à un duel opposant Mme MALHERBE, sénatrice sortante, à Jean SOL (LR/ Les Républicains), élu de la commune de Bompas et conseiller départemental, et ce au grand dam des élus qui composent la Majorité départementale de gauche à l’Assemblée des P-O.

Jean-Louis CHAMBON, qui s’était déclaré candidat six mois avant le scrutin des Sénatoriales, qui s’était délibérément positionné « en dehors de son parti, le PS », estimait ne pas avoir d’ordre à recevoir, pas plus d’ailleurs que de consigne de vote, tandis qu’entre les deux tours de fortes pressions ont été exercées, « des menaces à peine voilées », sur lui afin qu’il retire illico sa candidature : « Pourquoi l’aurais-je fait ? Et au nom de quoi ? D’autant plus que je n’avais plus rien à voir avec le PS local puisque une quinzaine de jours avant les Sénatoriales on m’avait viré du PS… ».

Pas question pour lui de participer aujourd’hui à « un simulacre de procès dans la pure tradition stalinienne ».