Clotilde Ripoull, conseillère municipale centriste de Perpignan, nous prie d’insérer : 

« Perpignan : charcutages électoraux et ectoplasmes territoriaux
 
Le découpage cantonal mitonné par le ministère de l’Intérieur, en lien direct avec les élus socialistes du département, est un mauvais coup porté à la cohérence territoriale de Perpignan. Ce véritable charcutage a été fait uniquement pour assurer la domination du PS qui se soucie plus de faire bouillir sa marmite que de mieux faire fonctionner l’institution départementale. Cette manœuvre politicienne, je la désapprouve en tant qu’élue de la ville, car elle va pénaliser les perpignanais.
 
A Perpignan, l’un des enjeux de cette réforme était de faire émerger de vrais cantons urbains. De cette façon les conseillers généraux de 2015 auraient pu prendre en compte les spécificités des populations et de ces territoires citadins, en lien avec la future mairie. Oui, mais voilà ce découpage évident aurait pu contrarier la main mise partisane qui existe au Conseil général.
 
C’est une vision totalement politicienne qui a créé des « ectoplasmes » territoriaux. Quatre des six nouveaux cantons de Perpignan incluent des territoires ruraux. Ainsi, le canton 5 comprend la commune de Canohès. Comme c’est bizarre ! Le canton 6 va jusqu’à Toulouges. Etonnant ! Le canton 2 part de Perpignan et va jusqu’à… Villelongue-de-la-Salanque.

Délirant !

Au final, ce découpage se fera au détriment des habitants. Et en 2015, les électeurs auront bien raison de se retourner contre les candidats du parti qui aura si mal tenu les ciseaux ! ».