De gauche à droite : Jean-Claude PORTELLA, maire de Cerbère, Pierre AYLAGAS, Quim TORRA, président de la Generalitat de Catalunya à Barcelone, Yves PORTEIX, maire de Sorède, et Yves BARNIOL, maire d’Elne.

 

Pierre AYLAGAS (PS), président de la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris, ancien député de la 4ème circonscription des P-O, ex maire d’Argelès-sur-Mer, communique :

« Ce matin, Quim Torra était présent à la Casa de la Généralitat. J’ai répondu à son invitation en compagnie des maires de la communauté de communes, Yves Porteix, Jean-Claude Portella et Yves Barniol. De nombreux autres élus étaient également présents : des maires (René Bantoure, Jean-François Dunyach), des conseillers régionaux (Eliane Jaricki et Guy Esclopé), des parlementaires (François Calvet)…

Quim Torra a dénoncé la situation des prisonniers politiques en Catalogne. Il a rappelé le cas des « deux Jordi », Jordi Sánchez (président de l’association l’Assemblée nationale de Catalogne (ANC) et Jordi Cuixart (Omnium). Ce sont des membres de la société civile catalane, à présent inséparables, que le destin et les événements ont unis davantage encore. A ce propos, Quim Torra a remercié les élus présents pour leur soutien concernant la dénonciation du sort injuste fait aux prisonniers.

Cette rencontre fut amicale et conviviale. Le moment est important dans la crise qui secoue la Catalogne depuis maintenant un an.

En effet, l’histoire est parfois faite de hasards. Les destins de l’indépendantiste Quim Torra, nouveau président de la région Catalogne, et du socialiste Pedro Sanchez, chef du gouvernement espagnol depuis juin dernier, sont désormais mêlés. En effet, ils ont prêté serment le même jour.

Une première rencontre a déjà eu lieu le 10 juillet dernier. Les positions divergent. Mais le dialogue a été renoué et c’est là l’essentiel.

Pour ma part, je pense que la nation ne peut pas être une contrainte. Que l’on soit pour ou contre l’indépendance de la Catalogne, la seule voie possible et viable, est une solution négociée incluant le Parlement Catalan et le Gouvernement Espagnol. De ce point de vue, Pedro Sanchez a raison d’affirmer « qu’une crise politique requiert une solution politique ».

Espérons, même si nous savons le chemin semé de nombreuses embûches, que cette première rencontre de juin dernier entre les deux hommes soit un point de départ constructif pour normaliser les relations entre les deux exécutifs ».