L’élu perpignanais (LR/ Les Républicains) chargé du Tourisme et de l’Animation, Pierre BARBé, s’étonne « des attaques et des sévères critiques totalement infondées et erronées » émises par Brice LAFONTAINE contre la politique municipale de l’équipe en place. Car en effet, « ce dernier, qui est désormais parti En Marche!, a pendant deux ans tout validé au sein du Comité de direction de l’Office de Tourisme de la Ville de Perpignan quand il était encore membre de la Majorité municipale ».

Concernant plus particulièrement la question du bus gratuit mis en place, deux fois par semaine, par la municipalité de Figuères pour venir chercher des touristes français à Perpignan, Canet-en-Roussillon et Saint-Cyprien, Pierre BARBé souhaite rester prudent quant à la légalité de ce transport en commun : « Nos services juridiques à la Ville vérifient les conséquences sur le plan de la légitimité du Droit, de cette démarche qui demeure très floue et qui oscille entre « transport en commun » et « voyage organisé »… Je rappellerai aussi les mots du maire de Perpignan, qu’il ne cesse de répéter, et à raison, à savoir qu’il n’y a rien de gratuit. Au final, il y a toujours quelqu’un qui paie l’addition. La gratuité ça n’existe pas. En l’occurrence, c’est le contribuable-habitant de Figuères qui recevra la note ! « .

De toute manière, précise Pierre BARBé, « ce bus devrait transporter tout au plus 500 à 600 personnes pendant toute la saison estivale (des passagers essentiellement attirés par les tarifs attractifs sur le tabac et l’alcool pratiqués de l’autre coté des Pyrénées, à cause de taxes moins élevées), ce qui n’est pas comparable avec la politique touristique menée par Perpignan, où on ne cherche pas à avoir des visiteurs de quelques heures, mais des touristes séduits par la destination de Perpignan et qui séjournent une ou plusieurs nuits sur place ». Sous-entendu, Figuères et Perpignan ne jouent pas dans la même catégorie, s’agissant de la mise en œuvre d’atouts et de stratégies pour accueillir les touristes.

Et Pierre BARBé d’enfoncer le clou : à titre d’exemple et pour faire taire l’élu catalano-macroniste sur ses critiques à l’égard de la politique transfrontalière menée par la Ville de Perpignan, Pierre BARBé rappelle que « le grand rassemblement de la culture populaire catalane, « Adifolk », va faire venir (et donc séjourner) un gros millier de participants – artistes, troupes et compagnies -, sur trois jours, et attirer entre 7 000 et 8 000 spectateurs… Cela vaut tous les aller-retour des bus gratuits de Figuères à Perpignan, via Canet et Saint-Cyp’, et tous les bavardages inutiles ! ».

Avouons que la décision de la maire de Figuères de transporter (gratuitement) des touristes séjournant sous le soleil du Roussillon pour les amener au Théâtre-Musée Dali est, pour le moins… surréaliste. De quoi faire se retourner dans sa tombe le Maître.

 

Pierre BARBé, élu en charge du tourisme au sein de l’équipe municipale de la Ville de Perpignan.