Fouzi Bouhadi (UMP), conseiller municipal de Perpignan, ingénieur, communique

« Au Front national les bourdes se suivent et se ressemblent !

Après ses déclarations calomnieuses et indignes au sujet du projet de l’abattoir de Perpignan, M. Aliot se rend compte de sa bourde, qui rappelle celle de sa présidente dans l’affaire des otages du Niger, et tente de la corriger par des précisions qui ne rajoutent que confusions et maladresses.

Tout d’abord, je voudrais rappeler aux aimables lecteurs de la presse locale que dans le rite musulman, contrairement à une mosquée, un abattoir ne nécessite, ni n’exige aucune orientation obligatoire de son bâtiment vers La Mecque.

La direction de la Mecque mentionnée dans un plan qui de surcroît fait partie d’un dossier de consultation et d’enquête publique est tout simplement incompréhensible.

Que cette mention suscite l’étonnement me parait donc normal. Ce qui n’est pas normal est la réaction de M. Aliot qui a manqué de retenu et qui s’est précipité pour dénoncer le communautarisme et stigmatiser à tort toute une religion et ses fidèles.

Dans un échange que j’ai eu, hier, avec Dr Salim Bencheikh, président du Collectif des Musulmans des P.O, qui gère la grande mosquée de Perpignan, le Dr Salim m’a confirmé que le représentant du culte musulman local n’a jamais émis la moindre exigence rituelle sur le projet de l’abattoir de Perpignan, et qu’il ignore totalement le contenu du dossier de cette enquête publique.

Je rappelle à M. Aliot que l’abattage selon le rite Musulman est réglementé et qu’il est soumis aux mêmes règles sanitaires et de contrôles vétérinaires que les autres abattages. Aussi, chaque année la préfecture de notre département veuille à ce que l’abattage des moutons sacrifiés dans le cadre de la fête de Laid El kébir soit effectué dans un abattoir agréé. Cette obligation se justifie pour des raisons de santé publique et de protection animale.

Quant à la participation des fonds publics, elle me parait largement justifiée par le caractère d’utilité publique du projet (pour tous y compris les Musulmans), sans oublier son impact économique et ses retombés sur l’emploi et sur la protection du marché local, qui souffre de la concurrence frontalière.

Quand il s’agit de diffamer la municipalité, ces arguments économiques si évidents ne sont plus évidents pour M. Aliot, lui qui prône le protectionnisme.

Enfin, je voudrais demander à M. Aliot s’il lui arrive de penser au citoyen contribuable musulman avant de penser à sa confession ?

Etre citoyen c’est aussi payer son impôt et j’apporte à la connaissance de M. Aliot que nos concitoyens musulmans sont très nombreux à payer leurs impôts et contribuent donc aux fonds public !

A une semaine du 95ème anniversaire de l’armistice, j’invite M. Aliot à aller visiter le carré musulman de Verdun afin qu’il prenne conscience de cette liberté dont il use et abuse, grâce à ces honorables soldats morts pour la France ».