André Bonet, président du CML (Centre Méditerranéen de Littérature), a choisi la figure de Sœur Angélique Namaika, comme symbole de cette journée internationale des droits de la femme 2014. Lauréate 2013 du prix Nansen du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), Sœur Angélique s’est fait connaître grâce à son engagement en faveur des femmes déplacées de Dungu (nord-est de la RDC), à la suite des attaques de la LRA. Avec la dotation allouée à son prix, la religieuse souhaite monter une « boulangerie semi-industrielle » avec les femmes victimes d’exactions.
« Elles ont vécu différentes atrocités : violences sexuelles, mutilations, travaux forcés… », raconte pudiquement la Sœur Angélique Namaika, 46 ans, qui apporte son aide à ces « femmes et filles » victimes des exactions de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, à Dungu, une localité située dans la partie nord-est de la RDC.

Depuis 2003, elle essaye d’apporter « [sa] contribution » à l’encadrement des femmes de son milieu. Elle initie à leur attention des formations diverses (couture, art culinaire, « alphabétisation conscientisante »…). À la tête du Centre de réinsertion et d’appui au développement (CRAD), elle accueille également des femmes et enfants tout juste sortis des griffes de la LRA. Elle les identifie et les oriente d’abord vers les agences humanitaires spécialisées. Ensuite, elles viennent au centre pour apprendre divers métiers.