Le Directeur de cabinet (même adjoint) d’une collectivité territoriale aux commandes de laquelle on trouve une Majorité socialo-communiste qui rejoint le cabinet d’un député RN récemment élu maire de Perpignan… Avouons que cela n’est pas banal. On s’attendrait plutôt à ce que ce soit la digue qui cède entre Les Républicains (parti LR) et le Rassemblement National (RN), mais en l’occurrence c’est le fossé entre la Gauche et la Droite dite « extrême » qui est allègrement franchi. C’est peut-être là le new front républicain à la sauce catalane…

En même temps, souvenons-nous qu’aux dernières élections municipales, à Perpignan, il y avait plus de coéquipiers d’origine « frontiste » sur la liste conduite par le député LaREM Romain Grau que sur celle conduite par le député RN Louis Aliot…

On attend maintenant, avec une réelle impatience, les réactions de ladite Majorité socialo-communiste au départ de leur très cher conseiller Stéphane Babey du quai Sadi-Carnot, pour rejoindre la mythique place de La Loge. A vol d’oiseau, quelques dizaines de mètres seulement, mais philosophiquement un siècle d’écart.

Stéphane Babey a-t-il emporté avec lui toute la stratégie – si tant est qu’il y en ait une – du Département pour les prochaines élections cantonales et régionales programmées pour le printemps 2021 ?

Car deux questions se posent concernant ce transfert : Louis Aliot n’a-t-il trouvé personne pour occuper le poste à ses côtés ?… Ou est-ce une stratégie pour s’entourer d’un conseiller connaissant (bien) le terrain pour mieux l’occuper lors des futures échéances électorales ?

Mais quelle crédibilité dans tout cela ?

On souhaite simplement que Stéphane Babey ait (r)emporté avec lui la bonne feuille de route… et pas celle des dernières Municipales qui a signé dans les P-O la déroute des conseillers départementaux de la Majorité socialo-communiste.

A suivre.

L.M.