Vendredi dernier, à la sortie du petit déjeuner hebdomadaire des maires de Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération (l’agglo PMCA), présidée par Jean-Paul Alduy (Parti radical), André Bascou (Divers droite), maire de Rivesaltes et ex-président de feu la communauté de communes Rivesaltes-Agly (CCRA), a réuni tous les maires de cette ancienne structure (10 au total), pour… discuter de l’erreur financière faite sur la redistribution des finances aux communes de l’ex-CCRA, lors du passage à l’agglo PMCA. Soit une erreur de calcul de plus de 1 000 000 € faite par le maire de Rivesaltes, alors président.

Pour la petite histoire, la réunion prévue initialement à 10 h (à la sortie du déjeuner des maires), a commencé avec plus de une heure et demie de retard suite à la discussion « enflammée » de la première réunion. En effet l’ordre du jour était la construction de l’investissement du budget primitif (BP 2012) de l’agglo PMCA et comment faire pour investir dans 36 communes (hors élections locales), quand les finances ne suivent pas : augmenter les impôts, ou emprunter alors que l’on est bien (sur) endetté ? That is the question.

Ceci étant, tous les maires de l’ancienne CCRA étaient présents, mis à part celui d’Opoul-Perillos, Jean-François Carrère, lequel s’était, dit-on, perdu dans le labyrinthe de l’agglo PMCA… Vous le croyez, vous, ça ? Jean-Paul Alduy n’était ni présent ni représenté. Un signe… aux lendemains des élections sénatoriales qui ont provoqué la chute parlementaire du patron de l’agglo PMCA ?

L ancien Directeur général des services de la CCRA, soutenu par le service juridique de l’agglo PMCA, a animé cette réunion sous les yeux « vides » de son ancien président. Et pour cause : les services ont expliqué que même si l’erreur de calcul de 1 000 000 € était involontaire, le président a redistribué à chaque commune de l’argent public alors qu’il n était pas en caisse. Cette opération tombe sous le coup de la loi… Dur-dur !

Et de plus, dans cette imbroglio désormais juridico-administratif digne d’une affaire de (très) gros sous, Salses-le-Château apparaît comme la seule commune « clean » puisqu’elle ne les a pas encaissés à ce jour… Et l’ancien président est tenu de payer son du à Salses-de-Château, car il a signé une convention financière avec le maire, Jean-Jacques Lopez (Divers gauche), de par ailleurs conseiller général du canton de Rivesaltes, et donc un engagement pour la commune de Salses !

Vous parlez d’un patakès ! Acadabrantesque, oui…

Après quelques instants de réflexions de cette assemblée, la solution a surgi… Roger Ferrer (PCF), maire d’Estagel (canton de Latour-de-France) et proche du maire de Salses-le-Château, a été mandaté afin de le rencontrer pour trouver une solution rapide « à l’amiable ».

Nous n’avons jamais douté que Jean-Jacques Lopez (vainqueur à trois reprises sur le canton de Rivesaltes face au candidat RPR puis UMP André Bascou), dans un combat « a la muerte », puisque cela aurait été dit en ces termes lors de cette réunion, nous n’avons jamais douté une seule seconde d’une possibilité de solution à l’amiable. Commentaire d’un participant à cette réunion : « le soutien du député sortant sur cette 2ème circonscription a du plomb dans l’aile ! ».