Secrétaire générale du syndicat Force Ouvrière au sein de la collectivité territoriale Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération (l’Agglo de Perpignan PMCA), Nicole Amouroux a été chargée très officiellement, en septembre 2011, d’une mission auprès du Directeur général des services (DGS) de PMCA sur « le suivi du climat social, la mesure et l’accompagnement des évolutions organisationnelles, l’observation sociale locale et les relations avec les communes membres » (ouf !).

Depuis septembre 2011, on était sans nouvelle d’elle.

Un an plus tard, elle vient de réapparaître. C’est le tract d’un autre syndicat « maison » (UNSA-territoriaux pour ne pas le citer), diffusé uniquement en interne (dans les étages de l’Hôtel d’Agglomération), qui nous l’apprend.

« Sachant que la secrétaire générale de F-O doit effectuer 50 heures de travail mensuel, et ce depuis le 1er juillet 2011 (date des élections professionnelles), et sachant qu’elle n’a des missions officielles que depuis le 18 septembre 2012, qu’a-t-elle fait pendant 14 mois ? Quelles étaient ses missions ? Quel était son travail ? Quel était son poste ? Quel rendu a été fourni ? (…) ».

Et le même tract de révéler : « Sachant que pour poser des décharges syndicales, il faut être en poste, comment la Secrétaire générale de FO a-t-elle pu en poser si elle n’était sur aucun poste officiel ? Si elle a pu en poser,cela signifierait qu’elle était sur un poste virtuel ?, factice ?, irréel ?, imaginaire ?, dissimulé ?… ».

Et s’il s’agissait d’un tour de magie, tout simplement ?

En tout cas, le retour de Nicole Amouroux – suppléante de Jean-Louis de Noëll (ex Secrétaire départemental du FN) lors des dernières élections cantonales perdues, sur le quartier perpignanais du Bas-Vernet, et épouse d’un conseiller municipal de la Ville de Perpignan membre de la Majorité UMP – s’il rassure certains, ce retour inquiète d’autres, notamment parmi des élus délégués communautaires de PMCA, qui s’étonnent : « A bientôt 70 ans (au mois de mai 2013), on continue d’embaucher la patronne d’un syndicat qui milite pour la retraite à 60 ans !… Avouez qu’il y a là un réel problème d’éthique, que cela fait désordre ».

Effectivement, cela fait bien désordre.

L’UNSA-territoriaux a décidé de saisir le président de PMCA, Jean-Paul Alduy (UDI), « pour connaître les ressorts les ressorts des éléments de cette affaire… Car il nous semble important que des réponses précises puissent être apportées pour lever toute ambiguïté… ». Et oh !