(Communiqué)

 

« Du néolibéralisme au Commun*

Des paillotes du Bourdigou aux cabanes des ronds-points gilets jaunes

Comment créer nos propres outils pour résister à la catastrophe néolibérale et comment être à la hauteur des enjeux qui se profilent déjà ?

Dès 1938 se réunissaient des économistes pour s’entendre sur les principes du néolibéralisme. Ce système économique et idéologique règle aujourd’hui la vie de tous les pays, c’est la globalisation. Les États Unis, la Grande Bretagne particulièrement sous Thatcher, le Chili de Pinochet, l’Argentine et aujourd’hui parmi bien d’autres pays, la France sous Macron en sont des exemples parlants. Il apparait que soumis à ces règles néolibérales, nous perdons ce qui fait de nous des êtres humains à part entière et nous ne devenons plus que des objets utilitaires, du capital humain.

Et pourtant bien des expériences de pratiques collectives novatrices fleurissent de par le monde après la grande crise de 2008, qui battent en brèche l’inhumanité du néolibéralisme et produisent de nouvelles formes de résistances, le Commun : les indignés en Espagne, les printemps arabes, le mouvement de la place Syntagma en Grèce, Occupy Wall Street aux USA et certaines expériences du Municipalisme qui émergent dans beaucoup de pays européens.

Une praxis qui dure dans le temps, un type de soins psychothérapeutiques en psychiatrie, théorie de la psychothérapie institutionnelle, elle s’est inventée en pleine guerre d’Espagne avec le génie du catalan François Tosquelles, elle est toujours d’actualité comme résistance à la destruction de la psychiatrie publique.

Localement, de 1950, jusqu’à sa destruction non sans résistance, en 1979, s’est dressée la commune libre du Bourdigou, tout près de Perpignan, village populaire de paillotes dont l’une des devises était «  quand on peut se bricoler la vie ».

Plus près de nous, les cabanes des ronds points des gilets jaunes, transformées en réelle agora, où le politique et le vivre ensemble tentaient de se réinventer.

Le philosophe Pierre Dardot écrit dans son livre « Commun » : « nous avons posé le commun comme un principe politique. Il n’est pas notre invention, il se dégage des contestations de l’ordre actuel. IL désigne d’abord les lignes de front et les zones de luttes où se joue la transformation de nos sociétés, il traduit les aspirations des mouvements hostiles au capitalisme et les formes de leurs actions, il nourrit des pratiques relatives à la création et au gouvernement des communs. »

C’est autour de ce thème du Commun et des pratiques qui en découlent que nous vous invitons à la 7e journées de Décoloniser Nos Imaginaires 2020 les 25 et 26 septembre 2020.

 

*Organisé par La Ligue des Droits de l’Homme des Pyrénées-Orientales (LDH’66)

 

  • Vendredi 25 septembre, 15h, Hall Guy Malé du Conseil Départemental : 24, quai Nicolas Sadi-Carnot à Perpignan
  • Samedi 26 septembre, 15h, Hall Guy Malé du Conseil Départemental : 24, quai Sadi-Carnot à Perpignan

Présentation générale des deux journées par Françoise Attiba.