Celles et ceux, Perpignanaises et Perpignanais, qui n’en finissent pas de critiquer Perpignan et de distiller la sinistrose, vont être déçu(e)s à la lecture du palmarès annuel 2018 de la rédaction du magazine hebdomadaire L’Express qui place la capitale du Roussillon dans le Top 15 (eh oui !), des « Villes françaises où il fait bon entreprendre »… C’est même, avec Chambéry (et son aire urbaine de 222 185 habitants), classée 12ème dans ce palmarès, les seules et uniques agglomérations affichant une population inférieure à 350 000 habitants (317 155 hab. retenus pour Perpignan).

Devant, il y a Toulouse, à la 1ère place, Nantes (2ème), Bordeaux (3ème), Montpellier (4ème), Rennes (5ème), Lyon (6ème) ou encore Aix-Marseille (8ème), Avignon (9ème), Nice (11ème) et Lille (13ème). Mais derrière Perpignan réussit l’exploit, dans ce classement, de devancer les autres grandes métropoles françaises, telles par exemple que : Grenoble (15ème) et Strasbourg (18ème).

Dans ce classement, avertit la rédaction de L’Express, « la ville la plus adaptée à l’entrepreneuriat est celle qui offre de nombreuses formations universitaires, dispose d’un marché du travail dynamique, se distingue par de nombreuses créations d’entreprises, n’est pas handicapée par un salaire moyen trop élevé, bénéficie d’un secteur du bâtiment et de la construction actif… et accueille un nombre élevé d’entreprises high tech ».

Talonnées par Montpellier, Rennes et Lyon, il faut reconnaître que le trio de tête Toulouse, Nantes et Bordeaux forment un podium d’excellence, s’agissant des critères qui ont permis d’établir ce palmarès.

Parmi justement les trente-cinq indicateurs du classement « j’entreprends » pour effectuer cette enquête de L’Express qui porte sur les 100 agglomérations de province les plus peuplées, et après s’être appuyée pour les comparer sur la notion « d’aire urbaine » de l’INSEE afin de bien identifier le bassin de vie en toute objectivité, et basés sur trois thèmes – « je vis », « je travaille » et « j’entreprends » – on relève : l’emploi & les salaires (deux indicateurs) ; la création d’entreprise (trois indicateurs) ;  l’attractivité économique (cinq indicateurs) avec entre autres la capacité hôtelière, le nombre de pôles de compétitivité, la part d’entreprises dans les secteurs high tech, les surfaces de locaux commencés entre 2014 et 2017 en m² pour 1 000 habitants…

 

Laurent GAUZE avec Marc-Lionel  GATTO, créateur du salon MyDigitalCity, le 17 octobre dernier à Perpignan.

 

 

Laurent GAUZE, président de l’Agence de Développement Economique Pyrénées Méditerranée Invest (ADE-PMI), élu de la Ville de Perpignan et vice-président de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM), a été le premier à réagir : « Ce palmarès est rassurant pour notre économie métropolitaine à plus d’un titre. J’entends déjà nombre de rechigneurs et rouspéteurs patentés qui vont essayer de contester ce classement. Ils ont tort. Car un tel palmarès est béton. En ce qui me concerne, ce palmarès ne me surprend pas, surtout quant on connaît le dynamisme de Perpignan au travers de ses startups, de ces jeunes « pousses » qui n’en finissent pas d’éclore grâce au talent et à la connaissance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs catalans. Je sais bien que nul n’est prophète en son pays, mais les faits sont là : in-con-tes-tables ! Avec l’ADE et PMM, nous avons mis en place par exemple le Train de la French Tech, qui s’étend désormais de Montpellier à Madrid, via Barcelone. C’est de chez nous, de Perpignan, que l’idée est partie. Nous n’avons pas raté le train du Numérique. Toujours avec l’ADE, grâce à des partenariats public et privés, nous nous sommes engouffrés avec succès dans le phénomène My Digital City, nous sommes présents dans le développement du Pôle nautique de Canet-en-Roussillon, avec notamment l’installation d’Ecocata, d’Outremer Yachting, sans oublier la vente des terrains dans les zones d’activité de PMM en très forte progression, etc.-etc. Et j’ai le regret d’annoncer à tous ceux qui ont la critique facile que nous n’en sommes là qu’au début. Tout cela est le fruit d’une belle histoire, celle d’un écosystème au sein duquel des dirigeants d’entreprises, des créateurs, des élus également, ont noué des relations étroites pour aider à la réussite de  Perpignan et de son aire d’influence, pour développer toutes sortes d’innovations au service d’un territoire et d’une qualité de vie ».