« Le peuple Grec vient de donner à l’Europe tout entière une belle leçon de démocratie, de maturité politique et de courage. Le discrédit des deux partis (droite et social démocrate) qui dirigeaient la Grèce depuis des décennies, de la Troïka (FMI, BCE, UE) qui a imposé l’austérité, a surgit des urnes, clairement, puissamment, calmement. Tous les dirigeants européens et les institutions financières qui se sont employés pendant des semaines à menacer, donner la leçon, sur l’air « d’il n’y a pas d’autres solutions que la saignée », sont également disqualifiés. La dévastation sociale imposée aux salariés, retraités, à la jeunesse, au nom du remboursement de la dette, du renflouement des banques, aurait pu (il y a des exemples ailleurs) favoriser un vote de repli, une protestation égarée. Mais en plaçant en tête Syriza, les grecs ont choisi la gauche qui propose une alternative progressiste, sociale et démocratique aux politiques d’austérité comme le fait le PCF avec le Front de Gauche dans notre pays. L’espoir s’est imposé en Grèce et son souffle touche toute l’Europe. Pour notre gauche, celle qui ne renonce pas à la transformation sociale, c’est une bonne nouvelle. Elle ouvre la voie à une remise en cause des dogmes libéraux européens, ceux de l’austérité et d’une concurrence libre et non faussée. Ce vent nouveau venu de Grèce, doit gagner l’Espagne, la France, l’Europe entière et donner une nouvelle vigueur à nos combats progressistes ».

Nicolas Garcia.

Secrétaire départemental du PCF66/Front de Gauche.