Ségolène Neuville et Jacques Cresta, députés socialistes des P-O, respectivement dans la 3ème et la 1ère circonscription des P-O.

Les députés des P-O Ségolène Neuville (PS) et Jacques Cresta (PS) informent que « conformément aux engagements de campagne du Président de la République des emplois francs verront le jour à compter du 1er juillet à Perpignan ».

 

Le ministère de la Ville en charge de ce dossier a retenu dans un premier temps dix sites : Marseille, Amiens, Grenoble, Clichy-Montfermeil, Toulouse, Lille, Saint-Quentin, Fort-de-France et Perpignan. « Ces choix, soulignent encore les deux parlementaires roussillonnais, sont dictés par la diversité du tissu urbain et économique mais avec un point commun la difficulté d’accès à l’emploi des jeunes issus des quartiers populaires sur des agglomérations où le chômage des moins de 30 ans est important ».

Mais cette volonté du gouvernement de retenir notre Ville, fait écho aux sollicitations des deux députés socialistes Ségolène Neuville et Jacques Cresta qui avaient alerté les ministres Cécile Duflot et François Lamy « sur la nécessité au vu des difficultés rencontrées sur Perpignan de renforcer les outils mis en place par le gouvernement ».

 

Qu’est-ce que les « emplois francs » ?

 

Ce sont des emplois dédiés aux jeunes des zones urbaines sensibles (ZUS) qui vont être mis en oeuvre dès juillet.

A l’inverse des zones franches urbaines, l’aide de l’Etat est attachée non pas à l’adresse de l’entreprise mais à celle des jeunes des quartiers. Il s’agit d’un traitement compensatoire, en équité. Les emplois francs se veulent complémentaires aux emplois d’avenir, en visant y compris les jeunes plutôt qualifiés, pour l’accès à l’emploi en entreprise : valoriser des parcours de réussite par le diplôme et par l’effort. En ce sens, les emplois francs sont autant un outil anti-discrimination qu’une mesure pour l’emploi.

2 000 « emplois francs » sont mis en place pour 2013 (le nombre d’emploi dévolu à Perpignan sera connu lors de la publication des décrets d’application) et 10 000 en tout dans les trois ans à venir. En fonction des résultats de cette expérimentation, le dispositif sera généralisé.

– Accessible aux jeunes résidant en ZUS, de moins de 30 ans, de tous niveaux de diplômes, connaissant des difficultés d’accès à l’emploi (12 mois de recherche d’emploi sur les 18 derniers mois).

– Prescrits par Pôle Emploi, à qui les employeurs adressent la demande d’aide, avant le recrutement.

 

Aucune condition de résidence tenant à l’entreprise.

L’aide versée est de 5 000€, en deux versements, l’un trois mois après l’embauche, l’autre après dix mois. Aide forfaitaire versée par Pôle Emploi.

L’embauche du jeune est en CDI à temps plein.