Plus connu aujourd’hui pour avoir été le ministre de la Culture de Jacques CHIRAC (2004-2007), comme d’ailleurs son mentor François Léotard, Renaud DONNEDIEU DE VABRES était l’époque des faits le plus proche collaborateur du ministre de la Défense. Mis en examen en 2011, il est jugé à partir de lundi « pour complicité et recel d’abus de biens sociaux »

 

 

Selon Le Journal Du Dimanche (LJDD) : « l’ex-chargé de mission de l’Hôtel de Brienne avait admis avoir imposé aux industriels les intermédiaires de ce qui s’appelle le « réseau-K », dont fait partie Ziad TAKIEDDINE, dans la négociation de ces contrats. Renaud DONNEDIEU DE VABRES réfute en revanche tout financement politique, disant n’avoir jamais entendu parler de rétrocommissions ».

Retour sur les faits : le 8 avril 2002, à Karachi (Pakistan), une voiture piégée fonce contre un bus transportant des salariés de la DCNI, la branche internationale de la Direction des Constructions Navales. L’attentat fait quinze morts, dont onze Français travaillant dans ce port pakistanais à la construction de sous-marins. C’est le début de l’affaire dire « l’affaire de Karachi »

« Le premier procès s’est ouvert ce lundi au tribunal correctionnel de Paris. Le dossier remonte à la campagne présidentielle de 1995, sept ans avant l’attaque au Pakistan : il porte sur des soupçons de rétrocommissions en France, qui sont illégales, sur des gros contrats conclus l’année précédente par le gouvernement d’Edouard BALLADUR, qui concerne trois sous-marins vendus au Pakistan, mais également deux frégates à l’Arabie Saoudite. L’attentat a-t-il eu lieu en représailles de l’arrêt des versements de ces commissions, décidé après son arrivée au pouvoir par Jacques CHIRAC, rival d’Edouard BALLADUR lors de l’élection présidentielle de 1995 ? C’est l’une des hypothèses retenues par l’enquête depuis dix ans (…) », écrit notamment le journaliste Arnaud FOCRAUD, dans le JDD.

Les huit protagonistes de « l’affaire de Karachi » convoqués par la justice sont : Edouard BALLADUR (le Premier ministre au cœur de l’affaire), François LéOTARD (l’allié balladurien et ministre de la Défense), Nicolas BAZIRE (l’homme clé d’Edouard BALLADUR), Thierry GAUBERT (le pont entre Nicolas SARKOZY et Edouard BALLADUR), Ziad TAKIEDDINE (le sulfureux intermédiaire), Abdul RAHMAN al-ASSIR (l’autre visage du « réseau-K), Dominique CASTELLAN (l’industriel rétributeur) et donc Renaud DONNEDIEU DE VABRES.

Rappelons que le 23 avril dernier, Renaud DONNEDIEU DE VABRES a pris la tête de l’association perpignanaise « Visa pour l’Image »…