C’est le décidément redoutablement bien informé site Bakchich qui vient de sortir l’info…

« Un nouveau chapitre s’ouvre ainsi dans la saga infinie de la paillotte Chez Francis.

Un feuilleton surréaliste quand on se souvient que la justice avait demandé à son exploitant de la détruire… en décembre 1995 !

Et si on pense que de nos jours, l’actuel préfet de Corse, Monsieur Patrick Strozda, déclare, sans rire : « Nous n’allons pas attendre dix ans pour appliquer les décisions de justice ! ». Nous sommes impressionnés par tant de fermeté (…). Face à plus de 70 meurtres non élucidés, Patrick Strozda décide de s’attaquer à… la destruction des restaurants de plage construits hors la loi, sur les rives du golfe d’Ajaccio (…).

Une fermeté que partagent visiblement le ministre de la Justice et le ministre de l’Intérieur qui se sont précipités en Corse dimanche 25 novembre 2012 (…).

Mais voilà que les paillotes, justement, font de nouveau reparler d’elles en Corse. Et la plus célèbre d’entre elles, Chez Francis, en tête. Ses anciens propriétaires, les époux Féraud, réclament près de 10 000 euros à l’ex-préfet Bernard Bonnet, cauchemar des clans et des bétonneurs.

On croyait l’affaire de la pa paillote Chez Francis définitivement réglée… Mais visiblement, en Corse, les paillotes illégales ont une longévité extraordinaire.

Le 17 octobre dernier, un huissier frappe à la porte de l’ancien préfet de Corse. Bernard Bonnet se voit notifier un commandement. Yves Féraud et son épouse, les exploitants de la paillote Chez Francis incendiée en 1999, lui demandent de l’argent pour les préjudices qu’ils ont subi. Ils exigent le remboursement suite à la condamnation du préfet par la Cour d’appel de Bastia le 15 janvier 2003. Il y aura bientôt dix ans ! (…).

Entre temps, la Compagnie d’assurances AXA a versé 88 836 euros aux Féraud en réparation de leur préjudice… Décidément, en Corse, les paillotes illégales peuvent rapporter gros (…).

Et voilà donc que 13 ans après l’incendie de la paillote, M. Féraud demande au préfet de lui verser la somme de 9 720 euros en exécution d’un arrêt de la Cour d’appel de Bastia de 2003.

Mais voilà, il y a un hic : la Sarl SERENA est en liquidation judiciaire depuis juillet 2012. Elle n’a donc plus de gérant !

Elle a un liquidateur, Me Celoni, qui est seul compétent pour agir… Mais il ne l’a pas fait. C’est M. Féraud, tout seul, qui a pris l’initiative de la démarche, alors qu’il n’avait aucune compétence pour la faire.

Car le gérant à l’origine de la venue de l’huissier chez l’ex préfet Bonnet n’est désormais plus qu’un… ex-gérant.

Et pourtant, l’huissier menace l’ancien préfet de Corse de saisir ses biens.

Bernard Bonnet est contraint de payer.

Problème : quand un liquidateur récupère une créance les fonds vont à la Caisse des Dépôts, alors que quand c’est un « ex-gérant », les fonds vont on ne peut pas savoir où…

L’ancien préfet de Corse vient de saisir le procureur de la République de Paris pour tentative d’escroquerie (…) ».