COMMUNIQUÉ DE PRESSE de Fernand Siré (UMP), député des Pyrénées-Orientales

« Fernand Siré s’abstient sur le projet de programme de stabilité pour 2014-2017 »

 

« Aujourd’hui , le Premier Ministre va soumettre à l’Assemblée nationale son programme de stabilité, et j’ai souhaité m’abstenir sur le texte.

Alors que notre Pays est dans une situation fragile en raison de son endettement et de sa faible compétitivité, je ne peux que saluer les intentions louables de ce texte qui vise à diminuer les dépenses publiques et à réduire le coût du travail, ce qu’on demande à la majorité de faire depuis plusieurs mois.

J’approuve ainsi les mesures prises en faveur des entreprises (PME et TPE), des artisans, des commerçants visant à réduire les charges et à assouplir le cadre réglementaire auquel ils sont soumis et qui nuit à leur dynamisme.  J’approuve les dispositifs proposés en faveur de l’emploi. La mesure « zéro charge » pour l’employeur d’un salarié payé au SMIC encouragera l’embauche.

Elu de terrain, je vais à la rencontre des chefs d’entreprises et je sais que cette mesure est très attendue. Combien de fois j’ai vu des patrons de PME et de TPE se lamentant de ne pouvoir embaucher à cause des charges alors qu’ils avaient la possibilité de créer des emplois et d’augmenter leur production.

Il est néanmoins très regrettable que la majorité ne s’en aperçoive que maintenant et qu’elle ait supprimé la TVA sociale que nous avions mise en place.

Cependant, je ne veux pas avoir une posture manichéenne. Il est important selon moi et crucial d’adopter une attitude constructive et responsable dans l’intérêt économique de notre Pays et par respect pour nos concitoyens et les générations futures.

Il faut y avoir également à travers ce plan, une prise de conscience très tardive du Gouvernement, une sorte de réveil soudain sur la situation économique de notre Pays et de son endettement. Ce qui est très inquiétant.

Aussi, si je soutiens les intentions, le dispositif tel qu’il est présenté n’avance aucun élément structurel pour atteindre les objectifs défendus, notamment une hypothèse de croissance de 1,7 % l’année prochaine et une réduction de la dette de 21 milliards d’euros dans l’année qui vient.

Nous devons être extrêmement prudents à l’égard des attentions présentées aujourd’hui par le Gouvernement par rapport au retard qu’il a fait prendre au Pays en supprimant notamment toutes les mesures que nous avions prises quand nous étions dans la majorité pour diminuer les dépenses de l’Etat et pour relancer l’emploi ( suppression de la révision générale des politiques publiques). Nous pouvons nous interroger sur les moyens que le Gouvernement va mettre en place pour diminuer la dette de 21 milliards d’euros dans l’année alors qu’il n’a pas été capable de la diminuer en deux ans. 

C’est pourquoi, si j’approuve la direction prise et si  je salue la prise de conscience du Gouvernement sur la situation du Pays même s’il elle est extrêmement tardive, je m’abstiendrai sur le texte dans la mesure où je m’interroge sur la faisabilité des mesures proposées en l’absence d’un plan d’envergure ».