A mi-chemin de leur mouvement social, les cheminots sont en train (sans jeu de mots) de perdre la bataille du rail…

Hier, par 454 voix contre 80 et 29 abstentions (sur 577 députés), l’Assemblée Nationale a validé la réforme de la SNCF proposée par le Gouvernement d’Edouard PHILIPPE.

Elisabeth BORNE, ministre des Transports, a salué « une étape décisive », récusant « tout passage en force » sur cette réforme que l’Exécutif promet de « mener jusqu’au bout » malgré les mouvements sociaux. Les chiffres et les faits lui donnent raison. Car hier au Parlement, le nombre de députés qui ont voté cette réforme a largement dépassé le seul nombre du groupe des parlementaires « En Marche! ». Nombre d’élus « Les Républicains » et les centristes du « MoDEM » ainsi que « Les Constructifs » de l’UDI, les ont rejoint.

Sur le terrain, les cheminots grévistes, de moins en moins nombreux, sont en train de perdre la bataille du rail, l’opinion publique française restant majoritairement opposée à leur mouvement social. Les usagers se sont organisés de telle manière, sollicitant des moyens de transport innovants pour se rendre sur leur lieu de travail (comme le co-voiturage qui explose) que cette grève perlée ne semble plus les inquiéter au quotidien. Pire, désormais, c’est l’image du cheminot qui en pâtit.

 

La gare SNCF de Perpignan.