COMMUNIQUÉ DE PRESSE

                                                                                              Fernand SIRÉ

                                                                              Député des Pyrénées-Orientales

 

A fait adopter un amendement  au sein du Projet de loi sur la Transition Energétique, débattu jusqu’à 3 heures du matin à l’Assemblée nationale, visant à sauvegarder les entreprises telles que SOLIA spécialisées dans la confection et la commercialisation d’emballage alimentaire, florissantes et créatrices de nombreuses emplois

 

 

Par le biais d’un amendement qu’il a défendu et qui a été heureusement adopté, alors que le Gouvernement et la majorité y étaient opposés, Fernand Siré a demandé la suppression de l’article 19 Bis A du texte précité qui visait  à supprimer avant le 1er janvier 2020, la mise à disposition de gobelets, verres et assiettes jetables de cuisine pour la table en matière plastique, sauf ceux compostables et constitués, pour tout ou partie, de matières biosourcées.

Comme l’a rappelé le Député, cette mesure aurait eu un impact économique désastreux, déstabilisant tout un secteur avec des pertes d’emplois nombreuses.

Si Fernand Siré se réjouit de l’adoption de son amendement, il déplore le peu de considération de Mme ROYAL, Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie et de la rapporteure socialiste Mme BUIS, des lourds impacts économiques qu’aurait entraîné cette mesure en s’opposant à l’amendement visant son retrait.

Or, le dispositif proposé par le projet de loi aurait été prématurée techniquement. En effet, en l’état actuel des connaissances, il est impossible de concilier le caractère compostable des assiettes et des gobelets avec le contact des produits chauds. En outre, en l’absence de filière de compostage industriel, cette interdiction sera sans effet positif sur la valorisation des déchets.

Il était parfaitement inadapté. Les usagers de la vaisselle à usage unique ne peuvent la remplacer par de la vaisselle réutilisable. En effet, leur choix s’est porté sur cette vaisselle en substitution de la vaisselle classique pour des raisons d’hygiène (c’est le cas par exemple des hôpitaux, maisons de retraite …), de sécurité (centres de détention …) ou de praticité (collectivités, distributeurs automatiques …).

Cette disposition irréfléchie aurait été dangereuse pour l’emploi et l’activité économique car elle aurait mise en danger l’emploi de 650 salariés qui travaillent aujourd’hui dans ce secteur dynamique et aurait favorisé l’augmentation des importations de produits asiatiques. Au-delà de la perte des emplois sur notre territoire, c’est toute une filière industrielle relocalisée, et en forte croissance, qui aurait été abattue alors même que les industriels qui la font vivre ont su résister à la concurrence en produisant des biens de qualité, en innovant, en contribuant ainsi au rayonnement de la France dans le secteur des Arts de la Table.

Fernand Siré a pris l’exemple de l’entreprise Solia pour illustrer son propos qui est implantée à Rivesaltes dans sa circonscription. Cette entreprise est spécialisée dans la création et la fabrication de vaisselle et d’emballage à usage unique. En 2014, Solia est classée deuxième PME française parmi les entreprises les plus rentables de France. Elle réalise 80 % de son chiffre d’affaire à l’exportation. Alors que nous connaissons une crise sans précédent, qui serait assez suicidaire pour supprimer les entreprises les plus dynamiques de notre territoire, qui plus est dans un département sinistré en matière d’emplois ?

Cette mesure était coûteuse pour les usagers et les pouvoirs publics. Les produits compostables étant 1,5 et 4 fois plus chers que les produits non compostables.

Enfin, elle était inefficace pour lutter contre les déchets sauvages, voire contre-productive. Les consommateurs confondant souvent compostage et biodégrabilité, ils risquaient d’abandonner ainsi dans la nature de la vaisselle compostable qui ne se dégraderait  pas.