Jacques Cresta (PS), député de la 1ère circonscription des P-O, vice-président du Conseil régional Languedoc-Roussillon, est intervenu ce jeudi 4 juin 2015 en direction du secrétaire d’Etat en charge des Transports concernant le rapport du député Philippe Duron qui préconise la suppression de plusieurs lignes dites InterCités, dont deux qui concernent plus spécifiquement notre territoire: la ligne Paris-Cerbère ainsi que celle reliant Strasbourg à Port-Bou.

Le député déplore que les chiffres ayant abouti à ces propositions ne soient pas publiés, que seule la raison économique est dictée ce choix sans tenir compte des questions environnementales et sociétales.
De plus il souligne « qu’il est difficile pour ces lignes de rester compétitive quand depuis plusieurs années les matériels vieillissant ne sont pas remplacés, que des services sont supprimés, que les horaires sont modifiés et que le prix est augmenté. Au vu de l’importance de ces deux lignes dans le développement touristique de notre département il souhaite le maintien de ces deux lignes et demande à ce que l’Etat face un arbitrage, dans l’intérêt de nos populations et de nos territoires ».
Type de questions QE
Ministère interrogé : TRA – Secrétariat d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche

Question n° 23-00506 : du :date non fixée

M. Jacques Cresta attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur certaines recommandations du rapport présenté par Philippe DURON, président de la commission sur l’avenir des trains d’équilibre des territoires (TET). Ce rapport préconise de supprimer certaines lignes des trains d’équilibre du territoire, et d’en redimensionner d’autres, afin de résorber progressivement le déficit d’exploitation de l’ensemble de ce réseau. C’est le cas des lignes Paris-Cerbère mais également de la ligne Strasbourg-Port Bou. Ces deux lignes selon les conclusions du rapport, sans que l’on nous donne les chiffres exact de fréquentation, seraient largement déficitaire ce qui nécessiterait d’y mettre un terme au bénéfice des autres moyens de transports que sont le ferroviaire avec le TGV et le TER mais également les lignes de bus et le transport aérien. Tout d’abord ces lignes permettent a des publics modestes de pouvoir voyager de nuit à des petits prix, ce que ne permet pas le TGV et le TER, en économisant une nuitée et d’arriver tôt sur les stations balnéaires du Roussillon, il n’existe également pas à ce jour de ligne de bus interrégionaux permettant de desservir Perpignan, quant au transport aérien, outre le coût parfois prohibitif en provenance de la capitale, les vols sont inexistant en direction de la région d’Alsace. De plus il est compréhensible que la fréquentation soit moindre au vu de l’état du réseau, de son matériel, d’une tarification en hausse et de la suppression de certains services, tout ceci porte atteinte à son attractivité. Sur ce dossier la logique économique semble avoir pris le pas sur les autres considérations, écologiques ou sociétales. Même si les suppressions de ces lignes auront des incidences économiques certaines sur la fréquentation de notre département, déjà durement touché par les chiffres du chômage. De plus l’abandon des trains d’équilibre des territoires avec la création des grandes régions risquent d’être compensés à terme par les TER ce qui sera un nouveau moyen pour la SNCF de transférer ces dépenses vers les collectivités régionales. Avec la question de la suppression de ces deux lignes, comme les autres TET nous sommes sur un débat idéologique : celui de la solidarité nationale, car la question est de savoir si des lignes peu utilisées doivent être maintenues pour que certains usagers, parfois modestes, puissent continuer à les utiliser. C’est pourquoi il souhaiterait connaître l’avis du gouvernement et rappeler l’importance des trains d’équilibre des territoires pour la mobilité des populations et l’attractivité des territoires.