Jacques CRESTA (PS), député de la 1ère circonscription des P-O, conseiller régional, est intervenu ce jeudi 18 février 2016 à l’Assemblée Nationale, en direction du gouvernement pour lui demander de lancer un moratoire sur la prolifération des zones commerciales en périphérie des villes.

 

En effet, pour le parlementaire « la multiplication des zones commerciales, qui se font mutuellement concurrence et attirent de nombreuses enseignes du centre ville, ont pour conséquences immédiate la fermeture de commerces en centre ville et dans les quartiers, ainsi que la disparition de nombreux services de proximité en direction des habitants de ces quartiers. L’effet induit de la fermeture de ces commerces est la paupérisation des cœurs de ville, avec le déplacement des classes moyennes et aisées qui partent en direction des villes de la ceinture urbaine ou des quartiers périphériques. Ceci engendre une dépréciation des valeurs locatives des biens immobiliers et de nombreux propriétaires bailleurs ou occupants ont des difficultés pour entretenir convenablement leur bien qui se détériorent d’année en année, certains étant actuellement en état de vétusté et d’insalubrité ».

Pour ces raisons le parlementaire demande « à ce que les professionnels puissent faire leur retour au sein des commissions départementales d’aménagements commerciaux et que les voies de recours à la commission nationale soient élargies ». De même il souhaite que les communes qui favorisent l’implantation des centres commerciaux ne puissent pas bénéficier du Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce (FISAC) car ces dernières sont les premières responsables de la disparition des commerces en coeur de ville.
Afin d’aider les communes, Jacques CRESTA préconise en qualité de président du groupe d’études des centres anciens dégradés, avec le soutien de parlementaires, « la création d’un fonds de péréquation destinés à aider les collectivités moyennes et petites à se doter ingénierie et de moyens financiers leur permettant d’intervenir sur la réhabilitation de leur patrimoine historique ».