Communiqué de presse.

« La question des énergies renouvelables a été abordée samedi 12 octobre à Céret à la 4° édition des Vendémiaires insoumises et citoyennes des Pyrénées-Orientales dans le cadre d’un atelier animé par Catherine DAVID. Elles constituent un enjeu majeur au regard de l’urgence écologique, au cœur du nécessaire changement de modèle énergétique qui représente une des conditions de la transition écologique

 

Les Pyrénées-Orientales bénéficient d’atouts incomparables en termes d’énergies renouvelables. La transition écologique que La France Insoumise appelle de ces vœux n’est pas compatible avec le capitalisme vert soumis à une logique purement industrielle. Quelques unes des sources d’énergies renouvelables existantes ont été abordées.

Le photovoltaïque en est une, mais pas en s’emparant des terres agricoles et naturelles, outils de travail des agriculteurs. Le projet de 2 parcs (50 ha) à Ille-sur-Têt est l’exemple type d’un non-sens écologique. Commençons par couvrir les parkings, toits d’habitations, des bâtiments publics, des ZAC (zones d’aménagement concerté)…

L’éolien en est une autre. Oui mais, pas en impactant fortement l’aspect paysager, pas en s’imposant sans concertation préalable avec les populations concernées et pas sans répondre à la question démocratique. Le cas des Aspres est l’illustration parfaite de l’économie de marché chère à Yannick JADOT, patron des Verts, qu’il considère comme compatible avec l’écologie !

La méthanisation revêt pour sa part deux aspects écologiques non négligeables. Outre une production d’énergie, elle participe au recyclage de déchets. De fait la méthanisation s’inscrit dans le cadre de l’économie circulaire. Toutefois, lorsque des productions agricoles deviennent un prétexte pour alimenter en matière première le méthaniseur, il s’agit là d’un détournement de la fonction première de ces productions : nourrir les hommes et les animaux. Pour illustrer notre propos, citons le scandale de l’usine de méthanisation à Montaut en Ariège, avec le vote du Conseil régional Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée et de la vice-présidente verte Agnès LANGEVINE.

Les énergies renouvelables doivent s’inscrire dans des projets à taille humaine qui laissent à distance les appétits de profits d’industriels et des lobbies financiers ne jurant que par le capitalisme vert. Si la relocalisation de la production agricole au plus près des lieux de consommation est une exigence, il en va de même de la production des énergies renouvelables. Cette exigence dans le droit fil d’un projet écosocialiste a toute sa place dans le cadre d’un programme communal, et plus encore intercommunal. Il convient aussi en règle générale de dénoncer vigoureusement le gigantisme de tous ces projets menaçant des milliers d’hectares de terres agricoles et naturelles.

Les énergies renouvelables montrent que l’écologie n’est pas compatible avec l’économie de marché. Les Vendémiaires ont montré que le capitalisme vert n’est pas l’horizon de La France Insoumise. Elle porte une autre ambition et une autre exigence ».

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