Témoignage édifiant… et accablant :

« Ce jour (mardi 9 juillet 2019), nous étions avec Monsieur M., un monsieur en fauteuil roulant.
Nous avons pris le bus pour Canet-plage.
Au retour, nous attendions les transports en commun.
Notre bus arrive avec le sigle « accessible aux personnes à mobilité réduite ».
Là, plusieurs schtroumpfs de l’entreprise Sankéo nous regardent et l’un d’eux nous jette : « il faudra attendre l’autre bus, car la rampe d’accès ne fonctionne pas ».
Monsieur M. voit rouge… Nous aussi… Il commence à prendre des photos de la plaque d’immatriculation.
Nous sommes en colère face à cette double peine… A ces bus non fonctionnels.
Les schtroumpfs voient qu’on ne se laisse pas faire.
Et là…. surprise…. ils décident d’ouvrir la rampe…. Tout fonctionne parfaitement… Monsieur M. peut entrer dans le bus sans difficulté….

En réalité, tous avaient la grosse flemme de mettre en branle cette rampe. Tous préféraient nous laisser poireauter vingt minutes de plus.

Nous avons rendez-vous demain (hier mercredi 10 juillet 2019, à 10h) avec Jean-Marc PUJOL, maire de Perpignan, président de la Métropole qui a délégué le transport métropolitain à la société Sankéo.

A signaler que c’est déjà le second problème (en trois jours) sur les transports en commun de Perpignan (…) ».

 

 

SNCF (la gare d’Argelès-sur-Mer est toujours inaccessible aux personnes à mobilité réduite), Sankéo… Décidément, ce département a un véritable et scandaleux problème avec les personnes à mobilité réduite ! Il serait grand temps que les services de l’Etat dans les P-O prennent ce problème à bras le corps… et surtout que les responsables locaux de l’Association des Paralysés de France (l’APF) réagissent, en médiatisant par exemple des opérations coups de poing sur le terrain ! Car cette situation, discriminatoire, devient insupportable.