Nicolas Garcia, secrétaire départemental du PCF’66, maire d’Elne (photo@Archives)

« Transfert de Peyrefitte, Hélio-Marin et Château bleu, une décision scandaleuse ».

Sous ce titre, Nicolas Garcia, secrétaire départemental du Parti Communiste Français des P-O (PCF’66) et maire d’Elne, communique :

« Je suis écœuré, depuis le temps qu’avec les salariés, la population et le PCF nous nous battons pour empêcher le transfert de ces trois établissements, de leurs lits, de leurs compétences et de leurs activités spécifiques, vers Perpignan, nous pensions que le gouvernement actuel nous aiderait à conserver cette activité sur place. Manifestement de ce point de vue aussi la politique de l’UMP et de Sarkozy continue.

Il n’y a qu’à voir la joie du maire de Perpignan pour s’en convaincre. Il y a quelques mois lorsque suite à une indiscrétion, j’avais alerté les salariés et la presse à partir d’un document confidentiel de l’ARS, les politiques locaux avaient juré leurs grands dieux que les activités resteraient. Aucun n’avait alors envisagé le transfert et les activités de « substitution » dont-ils semblent se satisfaire aujourd’hui.

De deux choses l’une, ou ils nous ont trompé ou ils ont été trompés. La décision de la ministre de la santé d’autoriser le transfert des lits de rééducation, le savoir-faire et les activités spécifiques de Cerbère, Banyuls-sur-Mer et Arles-sur-Tech à Perpignan est indigne d’un gouvernement de gauche.

La logique qui préside à cette décision s’inscrit encore et toujours dans les orientations exclusivement comptables de concentration des établissements de santé contenues dans la loi Bachelot, jamais abrogée. C’est un terrible coup porté à la spécificité des soins prodigués dans ce secteur géographique et un drame pour l’emploi, l’activité économique et l’aménagement du territoire de la Côte Vermeille et du Vallespir déjà sinistrés.

C’est aussi un déni de démocratie face à la mobilisation farouche des professionnels, des usagers, des élus  et de la population de la Côte Vermeille notamment qui depuis des années se sont battus pour préserver des structures de soins de proximité et de grande qualité. Marisol Touraine prétend que sa stratégie nationale de santé est tournée vers la lutte contre les déserts médicaux, mais elle sera bien en difficulté pour expliquer pourquoi elle a fait le choix de priver notre arrière-pays, d’une telle richesse.

Par ailleurs comment ne pas s’interroger sur les garanties apportées  aujourd’hui par le député de la circonscription quant aux compensations qui seraient obtenues à l’issue du transfert. N’est-ce pas lui qui jurait, il y a quelques mois à peine que le maintien de toutes les activités sur site était acquis? La seule garantie qui tienne dans un tel contexte reste la mobilisation la plus large pour rappeler à Marisol Touraine, au gouvernement et aux élus de la majorité, que celles et ceux qui les ont portés au pouvoir en 2012 exigent un autre choix.

J’en appelle à tous les salariés, à tous les élus, à l’ensemble de la population, il n’y a aucune décision sur laquelle on ne puisse revenir si la lutte est menée. Alors ensemble battons-nous pour que toutes les activités de notre département ne soient pas concentrées sur la périphérie de Perpignan. Comme toujours vous pouvez compter sur moi et sur le PCF pour être bien présents aux côtés de ceux qui se battent ».