Communiqué de presse

« Outre les difficultés économiques, les agriculteurs en Agriculture Biologique risquent de se souvenir longtemps de l’année 2016 et 2017 en matière de paiement des aides PAC. Un retard des paiements de plus de deux ans qui placent les exploitants familiaux bio dans une situation compliquée pour gérer leurs exploitations sur des estimations d’aides.

Le MODEF dénonce cette situation intenable pour les paysans dont les trésoreries sont mises à rude épreuve. Dans un contexte de crise, il est essentiel pour les agriculteurs d’avoir une visibilité des aides nécessaires pour une gestion à long terme des exploitations. Pour pallier à cette situation, les exploitants familiaux bio ont recours à des prêts de trésorerie vers leurs banques ou coopératives. Ils sont livrés à une spirale infernale où seuls les banquiers et coopérateurs ont le pouvoir de décision. Le MODEF demande que l’Etat et les régions prennent en charge les intérêts que les exploitants bio ont contracté pour le non versement de leurs aides.

Le MODEF demande de toute urgence le versement des aides à l’Agriculture Biologique et des Mesures Agro-Environnementales et Climatiques 2015 et 2016. Enfin, le MODEF revendique la clarté des aides perçues en 2015 et 2016 avec la distinction des aides couplées, découplées, les aides du second pilier pour donner de la visibilité aux exploitants familiaux. Ils sont découragés et en colère de ne pas comprendre leurs versements d’aides.

Le MODEF dénonce aussi la gestion par les régions des aides à l’Agriculture Biologique. Certaines reviennent sur les montants d’aides à la conversion ou au maintien de manière rétroactive, c’est inadmissible ! Les régions doivent assumer leurs engagements vis-à-vis des agriculteurs.

Le MODEF est solidaire de la mobilisation lancée par la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique et appelle les exploitants familiaux à se joindre aux actions qui seront organisées pour demander le versement des aides bio 2015 et 2016. »