Charte de la laïcité : enfin !

 

Sous ce titre, Karim El Ouardi, président du SNALC-FGAF Montpellier et Andorre, commissaire paritaire académique, nous communique en référence à la charte publiée hier, lundi 9 septembre 2013, dans l’Education nationale :

« Le SNALC-FGAF qui depuis 1905 défend sans relâche l’Ecole de la République et qui déjà en 2004 avait voté en faveur de la circulaire interdisant les signes religieux ostentatoires à l’Ecole, se félicite de la création de la Charte de laïcité, tant sur le plan du symbole que sur celui de son contenu. Il rappelle qu’il avait d’ailleurs très largement approuvé cette charte lors de sa présentation au Conseil Supérieur de l’Éducation.

Le SNALC-FGAF est particulièrement satisfait des articles rappelant que l’école n’est pas un lieu de prosélytisme, qu’« aucun élève ne peut invoquer une conviction religieuse ou politique pour contester à un enseignant le droit de traiter une question au programme », que « nul ne peut se prévaloir de son appartenance religieuse pour refuser de se conformer aux règles applicables dans l’École de la République » ou encore que « le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit ».

Le SNALC-FGAF demande à ce que chacun et chacune, à tous les échelons de la hiérarchie, veille que les articles de cette charte soient respectés et appliqués. L’école est le lieu de la transmission des savoirs et non celui des combats idéologiques : assurons-nous au quotidien que toutes les conditions sont réunies pour que cette transmission s’effectue dans un cadre neutre et apaisé. Pour cette raison, le SNALC-FGAF demande à ce que la Charte de la laïcité soit affichée dans toutes les salles de classe, y compris, dans la mesure où ils assurent une mission de service public, dans les établissements privés sous contrat avec l’Etat, afin que le professeur puisse s’y référer immédiatement s’il en est besoin ».